La lutte gouvernementale contre le franc fort divise les entreprises

DevisesLes avis divergent au sein des milieux économiques sur le plan de mesures décidées par le Conseil fédéral pour venir en aide aux entreprises confrontées à la cherté du franc. Economiesuisse et swissmem y sont globalement favorables tandis que la faîtière des PME s’y oppose.

Les mesures annoncées par le Conseil fédéral pour lutter contre le franc fort ne font pas l'unanimité dans les milieux économiques. Image: Keystone

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Dans une interview accordée vendredi à la «Basler Zeitung», le directeur de l’Union suisse des arts et métiers (USAM), Hans-Ulrich Bigler, a dit refuser toutes subventions comme celles que le Conseil fédéral envisage. Celui-ci a annoncé mercredi vouloir débloquer 2 milliards de francs à travers des mesures encore à déterminer.

Pas de subvention

Directeur d’economiesuisse, Pascal Gentinetta a dit dans les colonnes de la «Neue Zürcher Zeitung» soutenir les plans du gouvernement mais s’opposer lui aussi à des subventions à certaines branches et entreprises. Il se dit en revanche favorable à des diminutions d’impôts ou de charges sociales pour les entreprises.

Mais cette mesure-là également ne passe pas du côté de l’USAM. «Cela n’est pas autre chose qu’une subvention», estime Hans-Ulrich Bigler. USAM et economiesuisse sont en revanche d’accord pour que le Conseil fédéral prenne des mesures à long terme.

A la télévision alémanique, le ministre de l’économie Johann Schneider-Ammann a reconnu qu’il règne encore «une certaine incertitude» puisque les critères des mesures n’ont pas encore été communiqués. Il faut donc attendre avant de les critiquer, a-t-il souligné. (ATS/TDG)

Créé: 08.12.2011, 11h35

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