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L'Autorité des marchés veut une réforme du taux Libor

Le taux interbancaire Libor, au coeur d’un scandale de manipulations par des banques, ne joue plus son rôle. Il doit être réformé ou modifié, estime le directeur de l’Autorité des marchés financiers (FSA).

Martin Wheatley souhaite une réforme du taux Libor.
Martin Wheatley souhaite une réforme du taux Libor.
Reuters

Après le scandale de manipulations des banques, le directeur de l'Autorité des marchés veut davantage réglementer le taux Libor.

«La structure existante et la gouvernance de Libor ne sont plus adaptées et une réforme est nécessaire», a déclaré Martin Wheatley, qui a été chargé par le gouvernement britannique de formuler des recommandations pour revoir le dispositif de fixation du Libor (London interbank offered rate) .

Le gouvernement devrait le cas échéant inclure ces recommandations dans la loi sur les services financiers actuellement en cours d’examen devant la Chambre des Lords.

Plus de données objectives

Martin Wheatley, qui est également responsable de l’Autorité de déontologie financière (FCA), propose notamment d’inclure dans la méthode de calcul du Libor davantage de données objectives afin de réduire les possibilités de manipulation de ce taux.

Il envisage également que d’autres taux de référence servent de base pour au moins une partie des transactions du Libor. «Dans certains cas, il existe d’autres taux qui pourraient être utilisés plus largement», a-t-il déclaré. «Dans d’autres cas, de nouveaux taux de référence pourraient être identifiés et développés.»

Par ailleurs, l’avenir des autres taux de référence - pour toutes les classes d’actifs allant du pétrole à l’or, en passant par les actions - est aussi examiné de près, a ajouté Martin Wheatley.

Enfin, il est nécessaire selon lui de renforcer les pouvoirs des autorités judiciaires et de régulation des marchés pour poursuivre les contrevenants. Les acteurs du secteur ont un mois pour se prononcer sur ses recommandations, qui devront ensuite être finalisées d’ici à la fin septembre.

La banque Barclays a révélé le 27 juin qu’elle allait payer environ 290 millions de livres (plus de 43 millions de francs) pour mettre fin à des enquêtes des régulateurs britannique et américains dans une affaire de manipulation des taux interbancaires britannique Libor et européen Euribor (Euro interbank offered rate) entre 2005 et 2009. Trois hauts dirigeants, dont le président et le directeur général, ont démissionné.

Larges répercussions

Pour l’heure, le marché interbancaire est non réglementé, dit de gré à gré, qui permet à une banque de prêter de l’argent à ses pairs ou au contraire de leur en emprunter, quand le montant de ses dépôts est supérieur ou inférieur à la demande de crédits de ses clients.

Son taux est une moyenne des taux pratiqués par un panel de banques pour des prêts entre elles. Cette moyenne est publiée une fois par jour par l’Association des banquiers britanniques (BBA) pour le Libor et, dans le cas de l’Euribor, par la Fédération bancaire européenne (FBE).

Mais Libor et Euribor ont des répercussions sur l’ensemble de la sphère financière, en particulier les produits financiers dérivés qui brassent des sommes gigantesques. Les deux servent également de référence indirecte pour des crédits aux ménages et aux entreprises.

(AFP)

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