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La Banque nationale osera-t-elle ignorer la colère générale?

La Banque nationale suisse impose un taux d’intérêt négatif depuis plus de quatre ans. Résistera-t-elle à l’ire des caisses de pension et des banques ? Réponse ce jeudi.

Keystone

Depuis plus de quatre ans, la Banque nationale suisse (BNS) impose un taux d’intérêt négatif de moins 0,75% sur les liquidités que les banques commerciales et les caisses de pension déposent auprès d’elle. Et ce système lui sert de taux directeur! Mais, cette année, les banques et les caisses de pension pestent bruyamment contre cette pratique. Jeudi, le président de la direction générale de l’institut d’émission helvétique, Thomas Jordan, doit répondre à cette douloureuse question: osera-t-il continuer d’ignorer l’ire générale?

Décodage! La BNS rend compte d’un nouvel examen, « approfondi », de la situation économique et monétaire tous les trois mois. Prochain épisode, ce jeudi. Ce processus aboutit notamment à des décisions de politique monétaire, dont la fixation d’un taux directeur reste un des éléments majeurs. Cet outil facilite la gestion des liquidités en circulation sur le marché monétaire et libellées en francs. Le taux directeur influence en outre les coûts des crédits bancaires et la rémunération des liquidités.

Unanimité perdue

Et c’est précisément sur la rémunération des liquidités que la BNS est très attendue. Depuis janvier 2015, la BNS applique un taux d’intérêt négatif de moins 0,75% sur les avoirs à vue, placés sur les comptes de virement. Et cette mesure a pour but essentiel de dissuader des achats en masse de francs, dont le cours s’envole en période d’incertitude. Notamment vis-à-vis de l’euro, L’intérêt négatif viserait aussi à stimuler l’investissement des entreprises et la consommation des ménages. Toutes ces vertus ne font cependant plus l’unanimité.

D’abord parce que les avoirs «taxés» à moins 0,75% sont placés sur des comptes de virement, dont la vocation est de rendre possible des versements en liquide immédiats. Ils permettent aux banques et aux caisses de pension de remplir au mieux leurs engagements, à commencer par le versement des retraites. Du coup, tous les aspects du combat nécessaire de la BNS contre le franc fort ne convainquent plus. Faute de marges suffisantes sur les crédits, les banques suisses ne cachent plus leur colère.

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