Bénéfice en hausse pour UBS au 2e trimestre

BanquesLe bénéfice net revenant aux actionnaires d'UBS est de 1,17 milliard de francs, en hausse de 14% sur un an au 2e trimestre.

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UBS a réalisé au deuxième trimestre un bénéfice net revenant aux actionnaires de 1,17 milliard de francs, en hausse de 14% sur un an, dépassant les attentes des analystes, mais ne parvenant pas à convaincre les investisseurs. La gestion de fortune et la banque d'affaires se sont avérées particulièrement lucratives.

Le résultat opérationnel a pour sa part progressé de 0,9% à 1,5 milliard de francs, a indiqué vendredi le numéro un bancaire suisse. En revanche, le produit d'exploitation s'est contracté de 1,8% à 7,27 milliards entre avril et juin. Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice ressort à 2,44 milliards, contre 1,74 milliard à la même période de l'année précédente.

Grâce à ces résultats, UBS a dépassé les attentes à tous les niveaux. Les analystes interrogés par l'agence financière awp s'attendaient en effet à un profit net de seulement 938 millions de francs et à un résultat avant impôts de 1,34 milliard. Les recettes étaient quant à elles anticipées à 7,24 milliards.

L'amélioration du moral et de la confiance des investisseurs s'est traduite par un accroissement du niveau d'activité des clients dans la gestion de fortune, commente UBS. La persistance de faibles niveaux de volatilité et des facteurs saisonniers pourrait toutefois toujours peser.

Risques conjoncturels

S'il s'attend à une amélioration de la conjoncture mondiale, l'établissement souligne que les tensions géopolitiques et les incertitudes macroéconomiques continuent de faire planer un risque sur le moral des clients. Les taux d'intérêt faibles et négatifs pèsent par ailleurs toujours sur les marges d'intérêt nettes.

«Compte tenu des conditions de marché, les résultats du deuxième trimestre ont été très bons et ont contribué à un premier semestre solide», s'est réjoui le directeur général Sergio Ermotti.

A la Bourse suisse, l'action UBS reculait toutefois de 2,64% à 16,94 francs vers 12h40. Elle a été principalement sanctionnée en raison du léger repli du ratio de fonds propres durs, relèvent les analystes.

Celui-ci s'inscrit à 13,5%, soit 0,7 point de pourcentage de moins en comparaison annuelle. Le ratio de levier CET1 se monte à 3,7%. Globalement, les fonds propres durs CET1 ont augmenté de 0,6 milliard à 31,9 milliards. La banque a maintenu à 74 milliards sa capacité totale d'absorption des pertes.

Les actifs pondérés en fonction du risque (RWA) ont augmenté de 15 milliards de francs, à 237 milliards, et devraient encore progresser de 6 milliards d'ici à la fin de l'année, a indiqué le directeur financier Kirt Gardner. Cette hausse résulte avant tout de changements de méthodologie et de «l'inflation réglementaire».

Afflux d'argent en Asie-Pacifique

La gestion de fortune, coeur de métier de la grande banque, a enregistré un bénéfice opérationnel de 582 millions de francs, en hausse de 12,4%. Dans cette division, l'afflux net d'argent frais s'est établi à 13,7 milliards, porté notamment par la région Asie-Pacifique et malgré des sorties de fonds après l'introduction de frais sur les importants dépôts en euros.

Globalement, la performance a été tirée par une hausse des recettes issues des transactions et des revenus nets récurrents provenant de prestations de services. La division a également bénéficié d'un bon contrôle des coûts.

L'unité de gestion de fortune dédiée aux Amériques a vu son résultat opérationnel bondir de 25,3% à 297 millions de francs. L'afflux d'argent frais a en revanche été négatif de 6,4 milliards de dollars (6,14 milliards de francs), notamment en raison de sorties de fonds de 3,3 milliards, liées entre autres aux paiements saisonniers d'impôts sur le revenu.

Dans la banque d'affaires, le résultat opérationnel a décollé de 58,8% à 451 millions de francs. L'unité des activités suisses, Personal & Corporate Banking, a vu son bénéfice avant impôts diminuer conformément aux attentes - de 534 millions il y a un an à 356 millions - du fait de la baisse des résultats des opérations d'intérêt dans un contexte de taux négatifs.

Economies de coûts

Au 30 juin, UBS a réalisé des économies de coûts nettes de 1,8 milliard de francs sur une base annualisée. Le groupe se trouve ainsi en bonne voie pour atteindre son objectif d'économies de 2,1 milliards d'ici à fin 2017.

Le numéro un bancaire suisse, actuellement en pleine réorganisation de sa gestion de fortune en Europe, est ainsi parvenu à réduire ses dépenses d'exploitation. Celles-ci ont diminué à 5,7 milliards de francs au deuxième trimestre, contre 5,9 milliards à la même période de l'année précédente. (ats/nxp)

Créé: 28.07.2017, 06h12

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