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Le bénéfice net d'HSBC recule de 18%

Le groupe bancaire britannique a souffert de la volatilité des marchés.

Reuters

HSBC a fait état mardi d'un bénéfice net en recul de 18% au premier trimestre, en raison de la volatilité «extrême» des marchés financiers internationaux au moment où les charges liées aux créances douteuses doublaient. L'effondrement des cours du pétrole et les craintes quant à l'essoufflement de l'économie chinoise ont alimenté des mouvements de panique sur les marchés boursiers et des changes au début de l'année.

«Notre performance au premier trimestre s'est révélée résistante dans des conditions difficiles qui ont touché le secteur bancaire tout entier», a souligné le directeur général du groupe Stuart Gulliver.

Activité clients réduite

Les deux premiers mois de l'année ont vu se «réduire l'activité clients» sur les marchés des changes et les marchés d'actions, avec une reprise partielle en mars, a dit HSBC, la plus grande banque européenne qui vient de renoncer à déménager son siège à Hong Kong.

Le bénéfice net d'HSBC entre janvier et mars est ressorti à 4,3 milliards de dollars (3,7 milliards d'euros), en recul de 18%. Les recettes ont chuté de 4%, à 13,91 milliards de dollars.

Restructurations drastiques fructueuses

Les résultats trimestriels ont également été affectés par le doublement des charges liées aux créances douteuses, découlant de l'industrie minière, pétrolière, gazière et métallurgique. Leur volume a grimpé de 692 millions de dollars, à 1,16 milliard.

Cependant, les bénéfices avant impôt se sont révélés meilleurs que ce qu'avait prévu la banque elle-même, ce qui lui fait dire que les restructurations drastiques annoncées en 2015 commencent à porter leurs fruits.

Le bénéfice avant impôt annoncé a ainsi chuté de 14%, à 6,1 milliards de dollars, mais c'est mieux que les 4,3 milliards attendus, selon l'agence financière Bloomberg.

Actions en hausse

La Bourse de Hong Kong a salué ces résultats, l'action prenant 1,16% à 52,40 dollars de Hong Kong (5,87 euros) dans les échanges de l'après-midi.

HSBC avait annoncé en début d'année un bénéfice net pour 2015 en baisse de 1,2%, et une perte avant impôts inattendue au quatrième trimestre, due au ralentissement chinois et à la chute des cours des matières premières.

50'000 suppressions de postes

Ébranlée par les scandales et des résultats financiers décevants, HSBC avait annoncé en juin qu'elle se séparait de près de 50'000 employés dans le cadre d'un plan de restructuration planétaire, incluant la vente de ses activités au Brésil et en Turquie. Cette cure d'amaigrissement visait à libérer des moyens afin de lui permettre de s'ancrer davantage en Asie.

M. Gulliver a souligné que ces restructurations avaient permis de réduire les dépenses opérationnelles du groupe. «Nous sommes certains d'atteindre notre objectif en termes de coûts d'ici la fin 2017», a-t-il dit, faisant également état de «solides réussites» dans les activités asiatiques du groupe.

En annonçant vouloir tailler dans le vif, HSBC avait expliqué qu'elle visait des économies de 4,5 à cinq milliards de dollars par an d'ici 2017.

Les vents contraires affectent les performances des banques dans le monde entier en même temps que la röglementation se durcit dans le secteur, augmentant les coûts.

Manipulations des changes

HSBC a aussi été mise en cause dans des enquêtes ayant trait à des manipulations du marché des changes. Elle a également été secouée par l'opération SwissLeaks, une série de révélations d'un réseau mondial de journaux qui l'ont accusée d'avoir fait transiter quelque 180 milliards d'euros appartenant à de riches clients entre novembre 2006 et mars 2007 sur des comptes en Suisse, pour leur permettre d'échapper à l'impôt dans leurs pays.

En février, la banque a révélé qu'elle faisait partie des établissements financiers faisant l'objet d'une enquête des autorités américaines concernant leurs pratiques d'embauche dans la région Asie-Pacifique. Elle avait assuré coopérer avec les enquêteurs.

AFP

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