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SuisseLa BNS ne modifie pas ses taux

Jeudi, la Banque nationale a annoncé qu'elle maintenait sa prévision de croissance pour 2016.

La Banque nationale suisse a élaboré plusieurs scénarios en lien avec le Brexit.
La Banque nationale suisse a élaboré plusieurs scénarios en lien avec le Brexit.
Keystone

La Banque nationale suisse (BNS) maintient sa prévision de croissance du produit intérieur brut (PIB) entre 1% et 1,5% en 2016 et le statu quo sur le front des taux de référence. Les pronostics d'inflation sont en revanche rehaussés.

Les banquiers centraux partent de l'hypothèse que l'économie mondiale continuera à croître modérément au cours des prochains trimestres, indique jeudi la BNS. Mais ils n'excluent pas qu'à l'approche du vote du Royaume-Uni sur le maintien du pays au sein de l'Union européenne («Brexit»), les incertitudes et les turbulences se multiplient.

Franc surévalué

Le franc s'est à peine affaibli contre l'euro jeudi sur le marché des devises après l'annonce de la Banque nationale suisse (BNS) de maintenir sa politique monétaire expansionniste. La monnaie unique valait 1,0830 franc vers 10 heures, contre 1,0806 franc une demi-heure plus tôt.

Tandis que le franc reste nettement surévalué, l'institut d'émission se redit prêt à intervenir sur le marché des changes pour réduire la pression. La marge de fluctuation du Libor à trois mois reste comprise entre -1,25% et -0,25%. Le taux d'intérêt appliqué aux avoirs à vue détenus auprès de l'institut demeure à 0,75%.

Vu la remontée des cours du pétrole, la banque centrale retouche à la hausse sa prévision d'inflation conditionnelle. Pour 2016, elle s'attend désormais à un taux de -0,4%, contre -0,8% en mars. Pour 2017, la nouvelle estimation s'inscrit à 0,3%, contre 0,1% auparavant. Pour 2018, elle reste inchangée à 0,9%.

Options avant le Brexit

Selon des analystes, l'institut d'émission doit conserver toutes ses cartes et laisser toutes les options ouvertes pour pouvoir prendre des mesures pour éviter l'envol du franc, en cas de sortie de la Grande-Bretagne de l'Union européenne (Brexit). Le vote britannique sur ce sujet aura lieu le 23 juin.

Début juin, Fritz Zurbrügg, vice-président de la BNS, a reconnu que la banque centrale a élaboré plusieurs scénarios en lien avec le référendum britannique. Le numéro deux de l'institut d'émission avait aussi déclaré que le franc est toujours nettement surévalué et qu'un nouvel abaissement des taux est envisageable. La banque centrale n'a pas de nouvel objectif de change, avait-il ajouté.

Le Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO) a lui aussi maintenu ses prévisions de croissance à 1,4% pour 2016. La veille, la banque centrale américaine a déjà opté pour le statu quo, face à d'inquiétants signes pour l'emploi aux Etats-Unis, et à une semaine du référendum sur le Brexit à hauts risques.

(ats)

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