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Le franc fort ralentira la croissance en Suisse

La Banque nationale suisse révise à la baisse ses prévisions pour 2015, avec une croissance désormais attendue de 1%, au lieu de 2% prévu en décembre 2014. Le franc devrait s'affaiblir.

La BNS conserve son taux d'intérêt négatif qui contribue à rendre les placements en francs moins attrayant.
La BNS conserve son taux d'intérêt négatif qui contribue à rendre les placements en francs moins attrayant.
Keystone

La Banque nationale suisse (BNS) revoit ses prévisions de croissance en raison de l'appréciation du franc. Elle table désormais sur une croissance du produit intérieur brut (PIB) de la Suisse de 1% pour 2015 contre 2% lors de ses prévisions de décembre. L'institut monétaire maintient ses taux inchangés.

Durant le premier semestre, la conjoncture helvétique devrait faiblir sensiblement, a indiqué jeudi la BNS. Le chômage devrait augmenter modérément.

Le renforcement du franc, depuis la décision de la BNS d'abolir le taux plancher à la mi-janvier, contraint l'institut à abaisser ses prévisions. Pour 2015, elle s'attend à une inflation de -1,1%, soit un point de moins que lors de sa dernière estimation.

La Banque nationale suisse conserve son taux d'intérêt négatif qui contribue à rendre les placements en francs moins attrayants, selon elle. Le taux d'intérêt appliqué aux avoirs en comptes de virement reste à 0,75% et la marge de fluctuation du Libor à trois mois entre 1,25% et 0,25%.

Prévisions de croissance corrigées

L'institut d'émission interviendra au besoin afin d'influer sur le marché des changes et sur l'impact de ce dernier sur l'inflation et l'évolution conjoncturelle. «Il n'existait pas de meilleure solution que la suppression du cours plancher et le nouvel abaissement du taux d'intérêt», a réitéré le président du directoire de la BNS, Thomas Jordan, jeudi devant la presse à Zurich. L'institut observe pour l'heure l'évolution des marchés monétaires et agira si nécessaire, a-t-il dit.

La banque centrale helvétique a nettement corrigé ses prévisions de croissance en raison de l'appréciation du franc. Elle table désormais sur une croissance du produit intérieur brut (PIB) de la Suisse de 1% pour 2015 contre 2% lors de ses prévisions de décembre.

Les autres prévisionnistes ont déjà revu drastiquement à la baisse leurs estimations de croissance après le revirement de politique monétaire de la BNS mi-janvier. Le Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO) vient d'actualiser ses pronostics, à 0,9% pour 2015 et à 1,8% pour 2016 (contre 2,1% et 2,4% précédemment).

UBS a abaissé ses prévisions de 1,8% à 0,5% et Credit Suisse de 1,6% à 0,8% pour l'année en cours. Le centre de recherches conjoncturelles (KOF) de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich anticipe lui une courte récession, avec une contraction de -0,5%. Economiesuisse et BAKBASEL tablent respectivement sur 0,6% et 1%.

Prévisions d'inflation revues

Le renforcement du franc, depuis la décision d'abolir le taux plancher à la mi-janvier, contraint l'institut à revoir ses autres pronostics. Pour 2015, la BNS s'attend à une inflation de -1,1%, soit un point de moins que lors de sa dernière estimation.

L'inflation s'inscrira à son niveau le plus bas, soit 1,2%, au troisième trimestre 2015. En 2016 toutefois, l'inflation ressortira encore à 0,5% et est donc inférieure de 0,8 point à la prévision de décembre. A partir de 2017 seulement, le renchérissement repassera en zone positive pour s'établir à 0,4%. Une spirale déflationniste n'est pas à craindre, estime les banquiers centraux.

La BNS conserve par ailleurs son taux d'intérêt négatif qui contribue à rendre les placements en francs moins attrayants, selon elle. Le taux d'intérêt appliqué aux avoirs en comptes de virement reste à 0,75% et la marge de fluctuation du Libor à trois mois entre 1,25% et 0,25%.

Perspectives incertaines

La reprise de l'économie mondiale se poursuit, avec une dynamique meilleure qu'attendue aux Etats-Unis. Dans la zone euro, la conjoncture s'est quelque peu redressée, en raison surtout de la forte expansion enregistrée en Allemagne durant le trimestre. Les perspectives mondiales demeurent néanmoins incertaines.

En Suisse, au quatrième trimestre 2014, la croissance enregistrée par l'économie a de nouveau été plus forte que prévu, a souligné Thomas Jordan. Mais durant le premier semestre, la conjoncture devrait faiblir sensiblement. Le chômage devrait augmenter modérément.

(ats)

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