La BNS voit des conditions dégradées pour l'économie suisse

ConjonctureLe président de la Banque nationale suisse (BNS), Thomas Jordan, met en garde contre un relâchement prématuré après l'arrêt de la hausse des prix sur le marché immobilier suisse.

L'environnement économique s'est dégradé, avertit le président de la Banque nationale suisse

L'environnement économique s'est dégradé, avertit le président de la Banque nationale suisse Image: Keystone

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L'environnement économique s'est «clairement détérioré» pour la Suisse, avertit Thomas Jordan, le président de la Banque nationale suisse (BNS).

«Les risques macroéconomiques sont devenus plus importants au cours des dernières semaines», déclare Thomas Jordan dans une interview diffusée dimanche 31 août dans la NZZ am Sonntag. Les données conjoncturelles internationales provenant d'Europe ou d'Amérique du Sud sont plus faibles que prévu par la BNS, selon lui.

Faisant référence aux faibles taux d'intérêt dans la zone euro, le président de la banque centrale parle d'un «environnement difficile». Le franc s'apprécie de nouveau. «Le cours-plancher est essentiel pour empêcher l'inflation de sombrer à nouveau», estime-t-il.

«Inciter les banques à rester prudentes»

Thomas Jordan se réjouit que la dynamique de l'attribution des prêts hypothécaires et des prix de l'immobilier «se soit affaiblie». Il identifie toutefois encore des déséquilibres. «Nous devons garder un œil sur leur évolution et inciter les banques à rester prudentes», affirme-t-il.

Pour le patron de la BNS, les plus grands risques dans le secteur bancaire sont les hypothèques et le marché immobilier. La problématique «too big to fail» n'est par ailleurs pas complètement résolue. «Les banques d'importance systémique doivent pouvoir être liquidées sans provoquer une situation critique pour le système en entier», indique-t-il.

C'est pourquoi les banques doivent posséder suffisamment de capitaux étrangers, qui peuvent être, en cas de crise, convertis rapidement et sans problème juridique dans les fonds propres, afin d'éviter une aide de l’État. «Nous ne sommes pas encore là, où nous voudrions l'être, avec les grandes banques», lance Thomas Jordan. (ats/nxp)

Créé: 31.08.2014, 07h22

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