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Bombardier va supprimer 45 emplois fixes en Suisse

Bombardier prévoit de supprimer au maximum 167 emplois fixes en Suisse d'ici la fin 2018. Les sites de Villeneuve (VD) et de Zurich sont touchés.

Bombardier a prévu de supprimer par étapes d'ici l'an prochain de près de 650 emplois en Suisse, soit la moitié de son effectif.
Bombardier a prévu de supprimer par étapes d'ici l'an prochain de près de 650 emplois en Suisse, soit la moitié de son effectif.
Keystone

Cette année, le fabricant canadien de matériel ferroviaire en biffera dix sur son site de Villeneuve (VD) et 31 sur celui de Zurich. Le personnel a été informé vendredi.

La restructuration sera comme prévu mise en oeuvre à compter de ce mois, et dès août au plus tôt pour les collaborateurs soumis à la convention collective de travail, a indiqué à l'ats Bombardier à l'issue de la procédure de consultation. Y compris les mesures de retraite anticipée, Bombardier supprimera cette année 45 postes fixes.

Quant aux réductions d'effectif prévues l'an prochain, elles seront à nouveau discutées au cours du premier trimestre 2018 avec les représentants du personnel, a ajouté Bombardier. L'entreprise estime ainsi pouvoir bénéficier de la flexibilité nécessaire pour réagir aux éventuels changements qui pourraient intervenir ces prochains mois.

Pour mémoire, le géant canadien, également actif dans le secteur aéronautique, avait annoncé début juin la suppression par étapes d'ici l'an prochain de près de 650 emplois en Suisse, soit la moitié de son effectif. La mesure concerne avant tout quelque 500 employés temporaires.

Temporaires: Unia veut un plan social

Réagissant à la mesure qui entraînera la suppression de 483 postes du côté des employés temporaires, Unia a appelé Bombardier à ouvrir des négociations pour un plan social également en faveur de ces salariés. Le syndicat, qui n'a pas participé à la procédure de consultation, précise avoir été mandaté par les salariés temporaires pour défendre leurs intérêts.

En majorité employés depuis plusieurs années et bénéficiant de contrats intérimaires de durée indéterminée, ces salariés font partie intégrante du personnel de Bombardier, note Unia. Le syndicat juge «clairement insuffisantes», les «opportunités de missions éventuelles» offertes par Bombardier aux personnes licenciées.

La réorientation des deux sites helvétiques s'inscrit dans la vaste réorganisation du géant canadien annoncée l'an dernier, et touchant 7500 emplois dans le monde, soit 10% de sa main-d'oeuvre. Bombardier a justifié la restructuration par la nécessité d'adapter les structures du groupe aux besoins futurs des marchés.

La plupart des 800 employés de Villeneuve sont des externes liés à des projets particuliers, comme l'assemblage des 460 voitures des rames à deux étages destinées au trafic grandes lignes des CFF. Bombardier a assuré que la restructuration demeurera sans effets sur cette livraison.

«Contrat du siècle»

Le fabricant prévoit de fournir 23 wagons d'ici à la fin de l'année, comme convenu avec l'ex-régie fédérale. Entre 2013 et 2017, le nombre de collaborateurs est passé de 200 à 800 à Villeneuve. La mise en place d'un grand projet peut impliquer une diminution du nombre de postes.

L'entreprise canadienne avait remporté en 2010, face à Stadler et Siemens, le «contrat du siècle» mis au concours par les CFF. Il porte sur une soixantaine de trains à deux étages pour un montant d'environ 2 milliards de francs.

La livraison a été retardée par des exigences supplémentaires émanant notamment d'organisations de handicapés, qui exigeaient que la conception des wagons soit modifiée. Les CFF avaient quant à eux évoqué des problèmes techniques chez le constructeur.

Résultat, Bombardier s'était engagé à rattraper le retard et à livrer la totalité des 62 trains commandés d'ici à 2020 comme prévu au départ. «Des retards supplémentaires entraîneraient de nouvelles peines conventionnelles», peut-on lire dans un dossier des CFF sur leur site internet.

Fin juin, la filiale allemande de Bombardier a annoncé son intention de biffer jusqu'à 2200 postes d'ici 2020, soit un quart de ses effectifs. Les sites de Görlitz et Hennigsdorf, tous deux situés dans la partie orientale du pays, seront les plus touchés. Parmi les 2200 salariés visés figurent 700 intérimaires.

(ats)

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