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Bovet 1822 signe un retour gagnant au SIHH

Cette manufacture de très haute horlogerie obtient enfin la visibilité médiatique qui lui manquait.

Montre Dragon de la Maison Bovet, en référence aux liens qui unissent la marque à la Chine depuis le début du XIXe siècle.
Montre Dragon de la Maison Bovet, en référence aux liens qui unissent la marque à la Chine depuis le début du XIXe siècle.
DR

Bovet 1822 aime jongler avec les astres, comme en témoigne sa pièce Grand Récital, élaborée autour des jeux de la Lune, de la Terre et du Soleil, qui lui a valu en novembre dernier l’Aiguille d’or du Grand Prix de l’horlogerie de Genève.

Et les planètes le lui rendent bien, qui s’alignent harmonieusement avec ce retour, dans la foulée, au sein du Salon international de la haute horlogerie. Retour, car la manufacture avait déjà fait escale au SIHH en 2001 et 2002, sur une surface assez réduite (90 m2), puis a tenu ses quartiers d’exposition durant plusieurs années dans ses locaux genevois, près de la gare routière, avant d’opter à l’hôtel Beau-Rivage à Genève. Mais lorsque Van Cleef & Arpels a annoncé son retrait du salon, Pascal Raffy n’a pas hésité à investir l’emplacement (300 m2), «lus confortable, mais à taille humaine, pour une manufacture qui réalise 1500 garde-temps par an».

Première marque horlogère en Chine, dès le XIXe siècle

Bovet, c’est l’histoire d’une résurrection. Fondée en 1822 par Edouard Bovet, dans le Val-de-Travers (NE), elle connaît une période faste au XIXe siècle. «Et jusqu’en Chine, quand le jeune Edouard, à 24 ans, curieux des autres cultures, a suivi la route de la soie pour y présenter ses pièces, devenant ainsi le premier horloger de l’histoire présent dans l’Empire du Milieu». Après la Seconde Guerre mondiale, la production cesse jusque dans les années 90.

Lorsqu’il devient propriétaire de la marque en 2001, Pascal Raffy, issu d’une famille active dans l’industrie pharmaceutique, milieu dans lequel il travailla un certain nombre d’années, mais déjà grand amateur de montres, fait une promesse, celle «de rendre sa grandeur à la marque Bovet, et être digne de tout ce qu’elle a apporté à l’horlogerie helvétique». Artisans au coeur de l'entreprise

Il tient parole en verticalisant l’entreprise en 2006. Bovet 1822 redevient une manufacture à part entière, entre Tramelan (BE) et le château de Môtiers (NE), dans ce retour symbolique au Val-de-Travers. Les artisans sont au cœur de l’entreprise: ce sont leurs mains, moulées, qui entourent les garde-temps dans les vitrines du salon. Quant à la Chine, la marque y est présente dans trois villes, et va «intensifier cette présence en 2019 et 2020».

Ce jeudi, alors que le SIHH touche à sa fin, Pascal Raffy ne regrette pas son choix. «D’un point de vue strictement commercial, il n’y a pas eu démultiplication, ce qui est logique vu nos volumes, et tant mieux, mais la visibilité médiatique a été incroyable, et c’est ce que nous cherchions». Prochain objectif: 2022. «Les équipes réfléchissent déjà à la façon dont nous allons marquer ce bicentenaire».

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