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BrexitPrès de 5500 firmes utilisent le «passeport» européen

Le maintien de l'usage de ces passeports financiers constitue un des gros enjeux des négociations qui s'ouvriront entre Londres et Bruxelles.

Le président du Conseil européen Donald Tusk s'exprime lors de son arrivée au Sommet Européen spécialement dédié au Brexit à Bruxelles. (Samedi 29 avril 2017)
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Keystone
Nicola Sturgeon rédige une lettre à la Première ministre britannique dans laquelle elle souligne que «le peuple écossais doit avoir le droit de choisir son propre avenir». (Jeudi 30 mars 2017)
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AFP
David Cameron a affirmé qu'il était important que le Royaume-Uni garde des liens étroits avec l'Europe. (Lundi 27 juin 2016)
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Keystone
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Près de 5500 firmes financières basées au Royaume-Uni utilisent le «passeport» européen pour vendre leurs services à travers le continent, d'après des données officielles rendues publiques qui mettent en exergue cet enjeu crucial des négociations entourant le Brexit.

La Commission du Trésor de la Chambre des communes a publié mardi soir des chiffres communiqués par le régulateur financier du Royaume-Uni, la FCA, sur l'ampleur de l'utilisation de cette facilité donnée aux banques, assureurs et gestionnaires d'actifs de commercer à travers l'Union européenne (UE).

Un droit automatiquement accordé

Lorsque l'un d'entre eux dispose d'un «passeport» pour assurer un service financier dans l'un des 28 pays de l'union, ce droit lui est automatiquement accordé dans les autres. Ce système s'applique aussi dans certains cas aux trois pays non-membres de l'UE ayant négocié une intégration au marché unique (Islande, Liechtenstein et Norvège) dans le cadre de l'Espace Économique Européen.

D'après ces données, 5.476 entreprises financières basées au Royaume-Uni disposent d'un passeport remis par les autorités britanniques, et sont donc autorisées à fournir un service du même type dans les autres pays de l'union. Ces firmes peuvent être britanniques, mais aussi être des filiales d'entreprises étrangères, par exemple américaines, qui gagnent ainsi d'un seul coup un accès à l'ensemble du marché européen.

La perte de l'accès plein et entier au marché unique

Dans le même temps, pas moins de 8'008 entreprises financières basées dans d'autres pays européens ont un passeport du même type qui leur permet de délivrer un service au Royaume-Uni.

«Ces chiffres nous donnent une première idée des effets qu'entraînerait la perte de l'accès plein et entier au marché unique pour les services financiers», a souligné le président de la Commission du Trésor, Andrew Tyrie, dans un communiqué.

Le maintien de l'usage de ces passeports financiers constitue un des gros enjeux des négociations qui s'ouvriront entre Londres et Bruxelles, une fois que le gouvernement britannique aura formellement actionné l'article 50 du Traité européen de Lisbonne qui organise la sortie d'un pays membre.

(AFP)

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