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Une CCT pour les travailleurs du second œuvre romand

Les 25'000 travailleurs du second oeuvre romand auront finalement une convention collective de travail (CCT) en 2017.

Plus de 500 travailleurs du second œuvre romand ont interrompu le travail dans tout les cantons romands, le vendredi, 18 novembre 2016, à Renens.
Plus de 500 travailleurs du second œuvre romand ont interrompu le travail dans tout les cantons romands, le vendredi, 18 novembre 2016, à Renens.
Keystone

Les ouvriers romands se sont mobilisés pour défendre leur convention collective de travail (CCT). Les 25'000 travailleurs du second oeuvre romand auront finalement une convention collective de travail (CCT) en 2017.

Les employeurs ont retiré la résiliation de la CCT et sont entrés en matière sur les revendications syndicales.

Salaires minimaux revalorisés

Les délégués d'Unia et de Syna ont accepté mardi soir lors d'une assemblée l'accord trouvé avec les employeurs, ont indiqué les deux syndicat dans un communiqué diffusé mercredi. Les indemnités de repas passeront de 17 à 18 francs par jour. Les salaires minimaux seront revalorisés de 30 centimes de l'heure.

Les délégués ont renoncé à remettre en question le congé du samedi. Ils ont fait preuve de mesure en acceptant ces propositions. Toutefois, les conditions devront être «substantiellement» améliorées à l'avenir, notamment concernant les salaires et les dispositifs de lutte contre la sous-enchère salariale, estiment-ils.

Sauvés du vide

Grâce à cet accord, le vide conventionnel sera évité l'année prochaine. Celui-ci aurait signifié «le chaos sur les chantiers et une guerre des prix sans précédent».

En novembre, les travailleurs du second oeuvre romand s'étaient mobilisés pour défendre leur CCT, après que les patrons avaient décidé de ne pas entrer en matière sur une adaptation salariale. Les négociations avaient été entamées cet été.

Le président de la délégation patronale du second oeuvre romand, Pascal Schwab, avait alors expliqué que des adaptations salariales avaient eu lieu en 2015. Vu la situation économique générale et la baisse des volumes de travail, les employeurs ont préféré y renoncer en 2016, avait-il argumenté.

Pour éviter un vide conventionnel, les employeurs du second oeuvre avaient proposé de prolonger d'une année la CCT. Mais les syndicats avaient refusé cette offre. Les employeurs n'avaient eu d'autres choix que de dénoncer la CCT, selon Pascal Schwab.

(ats)

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