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La COMCO s'intéresse au cartel des constructeurs

Des fournisseurs suisses de l'industrie automobile allemande pourraient être impliqués. La Comco va enquêter auprès de l'Union européenne.

L'industrie automobile allemande tremble pour sa réputation.
L'industrie automobile allemande tremble pour sa réputation.
Keystone

La Commission de la concurrence en Suisse (COMCO) n'a pas encore ouvert de procédure contres les constructeurs allemands soupçonnés d'entente cartellaire outre-Rhin. Mais elle suit le dossier de près.

«Nous allons prendre contact avec les autorités européennes afin de savoir si cette affaire a des ramifications en Suisse», a déclaré le porte-parole Patrik Ducrey au Tages-Anzeiger.

Des réunions secrètes

De nombreux points sont en effet à éclaircir. «Des entreprises suisses sont-elles impliquées? Des clients suisses sont-ils concernés, plus que ceux des pays européens?», a précisé le porte-parole. Ce n'est que lorsque des réponses auront été apportées que la suite des évènements sera décidée, a-t-il ajouté.

Une procédure n'est donc pas exclue contre les principaux fournisseurs suisses des marques automobiles allemandes concernées. Sont principalement concernées VW, Audi, Porsche, BMW ou encore Mercedes, qui auraient tenu depuis les années 1990 des réunions secrètes pour s'accorder sur nombre d'aspects techniques de leurs voitures, lésant ainsi les consommateurs.

Si les faits devaient se confirmer, les clients suisses de ces marques pourraient exiger des dédommagements. Rien qu'en Allemagne, les associations de défense des consommateurs attendent des dizaines de milliers de plaintes, avec demandes de dommages et intérêts.

Les entreprises suisses se défendent

Interrogés pour savoir s'ils étaient au courant de ces pratiques ou s'ils étaient impliqués, les principaux fournisseurs suisses de l'industrie automobile ont réagi fortement. «Autoneum n'était nullement au courant de tels accords et encore moins impliqué», a expliqué une porte-parole de l'entreprise basée à Winterthur.

Georg Fischer se veut prudent, rappelant qu'il ne s'agit pour le moment que de suppositions et de spéculations. «Raison pour laquelle nous ne pouvons actuellement faire de commentaires pour d'éventuelles répercussions pour Georg Fischer», a déclaré un porte-parole du groupe schaffhousois.

Ems Chemie se montre encore plus clair. «Nous n'avons aucune connaissance de telles ententes.» Sika ne se dit pas non plus concerné, le spécialiste des bandes collantes n'ayant pas été contacté par les autorités de la concurrence.

«SFS Group respecte les règles de la concurrence et s'abstient de toute pratique contraire», a-t-on souligné chez le spécialiste des vis. Rieter et Komax n'ont pas répondu aux questions du Tages-Anzeiger.

Il n'est pas encore défini si des fournisseurs suisses sont impliqués dans l'entente cartellaire en Allemagne. Et l'enquête des autorités européennes et allemandes pourrait prendre des années. Bruxelles veut également savoir si ce cartel a lésé des fournisseurs, auquel cas les entreprises pourront exiger des dommages et intérêts.

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