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«Conclure un accord avec l'UE avant le Brexit»

A Davos, Ignazio Cassis a fait savoir qu'une volonté de conclure un accord, entre la Suisse et l'Europe, était perceptible des deux côtés.

Dernier salut de Donald Trump avant d'entrer dans son avion Air Force One à Zurich pour s'envoler en direction de Washington. (Vendredi 26 janvier 2018)
Dernier salut de Donald Trump avant d'entrer dans son avion Air Force One à Zurich pour s'envoler en direction de Washington. (Vendredi 26 janvier 2018)
Keystone
Donald Trump ne s'est pas attardé à Davos. Il a quitté la station à bord  de Marine One, l'hélicoptère présidentiel pour se rendre à l'aéroport de Zurich où l'attend  Air Force One. (Vendredi 26 janvier 2018)
Donald Trump ne s'est pas attardé à Davos. Il a quitté la station à bord de Marine One, l'hélicoptère présidentiel pour se rendre à l'aéroport de Zurich où l'attend Air Force One. (Vendredi 26 janvier 2018)
AFP
Un Boeing 737 de l'US-Airforce a amené le 11 janvier à Zurich une première équipe en prévision de la venue de Donald Trump. (17 janvier 2017)
Un Boeing 737 de l'US-Airforce a amené le 11 janvier à Zurich une première équipe en prévision de la venue de Donald Trump. (17 janvier 2017)
Keystone
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Le ministre des affaires étrangères Ignazio Cassis sent «une forte volonté, des deux côtés, de conclure un accord» entre la Suisse et l'Union européenne (UE). Il l'a fait savoir mercredi au WEF à Davos (GR), auquel il participe pour la première fois.

«Idéalement, il faudrait pouvoir conclure avant le Brexit. Mais cela ne veut pas dire que nous devons tout accepter», a expliqué M. Cassis lors d'un point de presse. Il a même parlé d'une volonté d'aboutir durant les prochains mois, mais en restant très prudent, car le Conseil fédéral arrêtera le 31 janvier sa position officielle sur l'orientation à donner à la suite des négociations.

Le week-end passé dans la presse, le président de la Confédération Alain Berset se montrait moins optimiste. Il ne se rangeait pas parmi ceux qui croient à une percée imminente avec Bruxelles.

Même si aucune avancée n'est attendue lors du Forum économique mondial (WEF), Ignazio Cassis et les autres conseillers fédéraux profitent de rencontrer de nombreux interlocuteurs européens. Lors de ses premiers contacts, le ministre des affaires étrangères a senti que Bruxelles attend que l'on ne reporte pas la solution aux calendes grecques.

Dans le vif du sujet jeudi

Le Tessinois entrera dans le vif du sujet dès jeudi lors d'une première rencontre avec Johannes Hahn, le commissaire chargé de la politique européenne de voisinage - autrement dit des pays tiers -, désormais également chargé des relations avec la Suisse.

M. Cassis se réjouit de ce premier rendez-vous, car jusqu'à présent, la Suisse n'avait pas d'interlocuteur attitré, ce qui compliquait le processus. «Il s'agira de faire connaissance, de se jauger. On verra quel rôle il voudra et pourra jouer», a-t-il relevé.

Le conseiller fédéral rencontrera aussi jeudi les commissaires européens aux affaires économiques et financières, Pierre Moscovici, et chargé du budget, Günther Oettinger. Mercredi, il a discuté avec le ministre espagnol des affaires étrangères Alfonso Dastis.

Pas d'objectif avec Donald Trump

Pour ce qui est de la rencontre prévue vendredi entre une délégation de conseillers fédéraux et le président des Etats-Unis Donald Trump, «il n'y a pas d'objectif précis, car il ne s'agit pas d'une visite d'Etat», a expliqué Ignazio Cassis.

Le président de la Confédération Alain Berset, Ignazio Cassis et le ministre de l'économie Johann Schneider-Ammann tenteront d'interroger le locataire de la Maison Blanche sur certains thèmes, comme la nouvelle politique fiscale adoptée par les Etats-Unis.

Les trois conseillers fédéraux tenteront également d'en savoir plus sur le rôle que souhaite jouer Washington dans les organisations internationales et les relations multilatérales. Mais la rencontre avec M. Trump ne va durer que vingt minutes environ. «Je n'aurai peut-être que le temps de lui dire: 'I am Ignazio Cassis, nice to meet you!'», a plaisanté le libéral-radical.

Situation au Moyen-Orient

Outre les relations avec l'UE, le Tessinois a aussi profité de sa présence à Davos pour aborder la situation au Moyen-Orient. Il a rencontré son homologue de l'Arabie saoudite Adel al-Jubeir et participé à une réunion de plusieurs ministres des affaires étrangères de la région. Le grand absent était l'Iran, a noté M. Cassis.

Selon lui, cette absence s'explique par le fait que l'Iran n'est pas sur la voie de la sécularisation, alors que c'était le but de la révolution de 1979. «Lors de ces rencontres, les ministres sont plutôt diplomatiques, mais ils disent les choses», a poursuivi le conseiller fédéral. C'est probablement la raison de l'absence de l'Iran, à ses yeux.

Ces rencontres sur le Moyen-Orient étaient une bonne opportunité d'approfondir la situation. Une manière aussi de constater que les bons offices de la Suisse sont appréciés. Et de surcroît, «une bonne bouffée d'oxygène par rapport au quotidien, qui est occupé par l'UE», s'est amusé Ignazio Cassis.

Alain Berset soigne les relations

Le président de la Confédération Alain Berset a aussi multiplié les rencontres, avec notamment la chancelière allemande Angela Merkel, la première ministre britannique Theresa May et Pierre Moscovici. Avec Mme Merkel, le conseiller fédéral a «bien sûr parlé des relations avec l'UE, mais ce n'était pas le thème principal», a-t-il dit devant les médias.

«A Davos, il n'y a pas de buts définitifs d'atteindre quelque chose. Il s'agit plutôt de soigner les contacts et de mener des discussions moins formelles», a poursuivi Alain Berset.

(ats)

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