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«Les sanctions à l'encontre de VW devraient avoir un effet en Suisse»

Selon Me Roulet, qui représente les intérêts de 600 lésés suisses dans le scandale Volkswagen, les décisions rendues dans d’autres pays finiront par servir la cause des plaignants.

Steeve Iuncker-Gomez

L’étau se resserre autour de Volkswagen, quatre ans et demi après l’éclatement du scandale des 11 millions de véhicules diesels aux moteurs truqués vendus à travers le monde. Après les quelque 80 millions de fr. que le constructeur allemand a acceptés de verser en septembre dernier pour régler l’action collective d’automobilistes australiens, suivi il y a trois mois d’une amende avoisinant les 140 million de fr. versée au gouvernement canadien pour violation des lois environnementales, puis d’un accord à 830 millions d’euros tombé fin février en Allemagne pour indemniser 260 000 clients, c’est au Royaume-Uni que 91 000 plaignants ont obtenu gain de cause ce lundi. La Haute Cour de Londres a annoncé par voie de communiqué que le géant a bien agi en infraction des règles européennes par la mise en place d’un logiciel qui faisait paraître lesdites voitures moins polluantes qu’elles ne l’étaient en réalité. VW a pour sa part fait savoir qu’un appel pour ce jugement était à l’étude, dès lors que les propriétaires des véhicules n’auraient subi aucun dommage financier dans cette affaire.

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