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BanqueCredit Suisse: Brady Dougan défend son héritage

Brady Dougan va quitter le Credit Suisse à fin juin. Selon lui, une entreprise doit être gérée de façon conservatrice afin de ne dépendre de personne et «certainement pas du contribuable».

Brady Dougan, le directeur général sortant de Credit Suisse.
Brady Dougan, le directeur général sortant de Credit Suisse.
ARCHIVES, Keystone

L'Américain Brady Dougan a une nouvelle fois défendu son bilan après huit ans passés à la tête du Credit Suisse, numéro deux bancaire helvétique.

Parmi les points les plus positifs, Brady Dougan souligne que la banque n'a pas joué un rôle significatif dans les récents scandales dans la branche et a traversé la crise financière sans encombre. «Le fait de ne pas avoir demandé l'aide de l'Etat constitue un grand succès», a-t-il déclaré dans un entretien paru mercredi dans la Basler Zeitung.

Les risques ont immédiatement été réduits lorsqu'il a été nommé directeur du Credit Suisse en 2007, ce qui avait à l'époque suscité des critiques. Pourtant, «ce fut probablement l'une des meilleures décisions prises durant mon mandat», relève Brady Dougan dans Finanz und Wirtschaft.

Selon lui, une entreprise doit être gérée de façon conservatrice afin de ne dépendre de personne et «certainement pas du contribuable». Reste que de nombreuses banques, qui ont accepté l'aide de l'Etat, continuent à en bénéficier aujourd'hui, fait-il remarquer. Brady Dougan estime néanmoins avoir pris la bonne décision.

Le directeur général sortant de Credit Suisse regarde aujourd'hui avec scepticisme l'expansion de la banque d'affaires, après la crise de 2009 et 2010. C'est une question de pondération. «Nous aurions pu mieux équilibrer».

Occasion manquée

A titre personnel, Brady Dougan regrette une occasion manquée, celle de ne pas avoir appris l'allemand durant son mandat en tant que directeur général du Credit Suisse. «Je parle certes un peu le français et le japonais, je me considère donc comme doué pour les langues». Il était simplement trop occupé pour apprendre l'allemand.

Brady Dougan, qui avait touché un bonus de 70 millions de francs en 2010, espère que l'image d'une personne avide ne va pas lui coller à la peau en Suisse. L'argent n'a jamais été sa principale motivation. Il dit avoir agi avec loyauté envers la banque et avec le sens du devoir envers les employés, les clients et les actionnaires.

L'Américain de 55 ans ignore pour l'heure de quoi son avenir sera fait après son départ du Credit Suisse. «Huit ans à la tête d'une grande banque cotée en Bourse constitue une longue période. Je suppose que je vais faire quelque chose de complètement différent. Brady Dougan, qui sera remplacé par le Franco-Ivoirien Tidjane Thiam, n'a pas encore décidé s'il allait retourner aux Etats-Unis.

ats

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