Passer au contenu principal

Affaire des filaturesCredit Suisse: la Finma nomme un chargé d'audit

Le gendarme financier suisse veut «clarifier» des questions de gouvernance d'entreprise auprès de la banque, après l'affaire des dirigeants surveillés.

La Finma a dépêché un mandataire indépendant auprès de la banque.
La Finma a dépêché un mandataire indépendant auprès de la banque.
Keystone

L'Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (Finma) a annoncé vendredi soir avoir désigné un chargé d'audit indépendant auprès du groupe bancaire Credit Suisse dans le cadre de l'affaire des filatures de plusieurs de ses dirigeants, qui a passablement écorné l'image de l'établissement.

Dans un communiqué, le gendarme des marchés dit vouloir «clarifier auprès de la banque des questions de gouvernance d'entreprise importantes au regard du droit de la surveillance».

Le mandataire indépendant désigné par la Finma aura pour tâche de clarifier des questions de gouvernance d'entreprise, «notamment dans le contexte des activités de filature, le comportement adopté en matière d'informations dans ce contexte et l'utilisation de moyens électroniques de communication».

Avertissant d'emblée que ce genre d'investigation dure «généralement» plusieurs mois, l'autorité de tutelle des banques s'est engagée à rendre publiques les conclusions de ses enquêtes.

Credit Suisse «coopère»

Dans une prise de position écrite, la banque aux deux voiles a indiqué qu'elle continuerait à «pleinement coopérer avec la Finma» et qu'elle entend publier les résultats de sa propre enquête lundi prochain.

L'affaire dite des filatures avait éclaté fin septembre, après la révélation qu'un ancien banquier vedette de Credit Suisse, Iqbal Khan, avait fait l'objet d'une surveillance suite à l'annonce de son passage chez le concurrent UBS, qui s'était conclue par une altercation en plein centre de Zurich et l'ouverture d'une enquête par le Ministère public zurichois sur une plainte de M. Khan.

Un nouveau rebondissement a relancé l'affaire en début de semaine, avec la révélation mardi par la «Neue Zürcher Zeitung» («NZZ») qu'un autre membre de la direction générale de Credit Suisse, le directeur des ressources humaines Peter Goerke, un fidèle du patron Tidjane Thiam, avait fait l'objet d'une filature entre le 20 et le 22 février.

L'affaire rocambolesque avait contraint le numéro deux bancaire helvétique à diligenter une enquête indépendante, dont les conclusions ont mis Tidjane Thiam et le président Urs Rohner hors de cause.

Autre fidèle collaborateur de M. Thiam, le directeur des opérations Pierre-Olivier Bouée - ainsi que le chef de la sécurité de la grande banque - ont été désignés comme les seuls instigateurs de cette surveillance. Le duo a remis sa démission.

ats

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.