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Bourse suisseCredit Suisse et UBS pas logés à la même enseigne

Les deux grandes banques ont vécu des destins contrastés vendredi à la Bourse suisse à l'occasion de la publication de leurs résultats trimestriels.

Photo d'illustration.
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Keystone

Les deux grandes banques ont vécu des destins contrastés vendredi à la Bourse suisse à l'occasion de la publication de leurs résultats trimestriels. Si les deux établissements ont amélioré leur rentabilité, UBS a été sanctionné pour ses ratios financiers. A l'inverse, Credit Suisse a séduit, grâce notamment à une embellie dans la gestion de fortune.

A la clôture, l'action Credit Suisse a gagné 3,14% à 15,13 francs, dans un marché SMI inchangé. Dans le même temps, la nominative UBS fermait la marche de l'indice des valeurs vedettes, avec un titre en recul de 2,87% à 16,90 francs.

Le numéro un bancaire helvétique a été principalement sanctionné en raison du léger repli du ratio de fonds propres durs, relèvent les analystes. Celui-ci s'est inscrit à 13,5% au deuxième trimestre, soit 0,7 point de pourcentage de moins en comparaison annuelle.

Les résultats d'UBS se sont pourtant avérés supérieurs aux attentes des analystes interrogés par awp à tous les niveaux. Le bénéfice net revenant aux actionnaires est ressorti en hausse de 14% sur un an, à 1,17 milliard de francs, alors que le consensus tablait sur un profit net de seulement 938 millions.

Le résultat opérationnel a pour sa part progressé de 0,9% à 1,5 milliard de francs, alors que les analystes financiers anticipaient un résultat avant impôts de 1,34 milliard. Le produit d'exploitation s'est certes contracté de 1,8% à 7,27 milliards, mais moins qu'anticipé par les spécialistes, qui attendaient des recettes à 7,24 milliards.

Résultat sans surprise

«UBS a réalisé un bon résultat dans un environnement difficile, mais qui reste sans grande surprise», a résumé la Banque cantonale de Zurich dans un commentaire. L'établissement a également souligné la «très bonne performance» au niveau des afflux de liquidités dans la gestion de fortune (hors Amériques).

Dans cette division, l'afflux net d'argent frais s'est en effet établi à 13,7 milliards, porté notamment par la région Asie-Pacifique. L'unité a enregistré un bénéfice opérationnel de 582 millions de francs, en hausse de 12,4%.

Les spécialistes de RBC Capital Markets ont rappelé pour leur part que la baisse du ratio de fonds propres durs (CET1) à 13,5%, contre 14,2% il y a un an, est due à une croissance des actifs pondérés des risques (RWA). Ces derniers ont augmenté de 15 milliards à 237 milliards de francs pendant la période sous revue.

Le marché avait misé sur un ratio à 14%. D'ici à la fin de l'année, ce dernier est attendu à 13,7%, soit juste dans les clous des propres objectifs de la banque.

Credit Suisse convainc

Les investisseurs ont par contre réservé un accueil chaleureux aux résultats publiés par Credit Suisse, grâce notamment à la réduction des coûts. La banque aux deux voiles, qui se repositionne sur la gestion privée, se dit en bonne voie pour atteindre l'objectif d'économies de 18,5 milliards de francs en 2017.

Au deuxième trimestre, les charges d'exploitation ont atteint 4,5 milliards de francs, en recul de 8%. Le ratio coûts/revenus a été amélioré de 9,5 points de pourcentage à 87,2%. Les afflux nets d'argent ont atteint 12,1 milliards, contre 24,4 milliards au premier trimestre.

«Nous sommes désormais à la mi-temps dans l'exécution de notre plan stratégique sur trois ans et celui-ci fonctionne: nous progressons bien dans la réalisation de nos objectifs clés», a résumé le directeur général Tidjane Thiam devant les médias à Zurich. «Mais la partie n'est pas encore gagnée», a souligné le Franco-Ivoirien.

Afflux de capitaux

L'embellie dans la gestion de fortune a par ailleurs convaincu. Dans ce segment, les afflux nets de nouveaux capitaux ont atteint 22,8 milliards de francs en six mois, un record depuis six ans.

Credit Suisse continue parallèlement à renforcer sa capitalisation. A fin juin, le taux de fonds propres durs (CET1) s'élevait à 13,3%, contre 11,7% trois mois plus tôt. L'établissement réduit ainsi encore l'écart avec UBS.

Globalement, la grande banque a livré une performance au deuxième trimestre proche des attentes des analystes. Le bénéfice net est ressorti en hausse de 78% sur un an, à 303 millions de francs, alors qu'il était estimé à 309 millions.

Le produit d'exploitation s'est lui élevé à 5,21 milliards de francs, en progression de 2%. Le consensus tablait sur des recettes de 5,24 milliards. Enfin, les charges sont légèrement meilleures que la moyenne de 4,74 milliards attendue.

ats

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