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PharmaDaniel Vasella passe le témoin, après 17 ans à la tête de Novartis

Une nouvelle ère commence chez Novartis. Daniel Vasella ne sollicite pas un nouveau mandat, après dix-sept ans à la tête du géant pharmaceutique. Il passe le témoin à l'Allemand Jörg Reinhardt, mais conservera un bureau au siège de Bâle.

Une nouvelle ère commence chez Novartis. Après 17 ans aux commandes du groupe, Daniel Vasella quitte la présidence du géant pharmaceutique bâlois. Le Fribourgeois passe le témoin à l'Allemand Jörg Reinhardt, alors que la multinationale a vu son bénéfice net gagner 4% en 2012.

Président du conseil d'administration depuis 1999, Daniel Vasella, 59 ans, ne briguera pas de nouveau mandat lors de la prochaine assemblée le 22 février, a indiqué mercredi Novartis. Il aura marqué l'entreprise de son empreinte depuis sa création, puisqu'il en a aussi été le directeur général de 1996 à 2010, conduisant la multinationale sur les marches du succès.

Daniel Vasella pensait depuis longtemps à se retirer, même s'il n'a pris sa décision que récemment, a déclaré l'Américain Joe Jimenez, patron du groupe, devant la presse à Bâle. L'imminence de la votation fédérale sur l'initiative contre les rémunérations abusives n'est qu'une coïncidence, a-t-il ajouté.

M. Vasella conservera à l'avenir un bureau au siège de Bâle et pourra assister aux séances du conseil d'administration en tant que président d'honneur. Il ne sera en revanche pas rémunéré pour ses futures fonctions, a dit M. Jimenez.

Pas de changement en vue

L'arrivée de Jörg Reinhardt, 56 ans, ne devrait pas apporter beaucoup de changement, selon M. Jimenez. M. Reinhardt a rejoint Sandoz en 1982, puis occupé divers postes à responsabilité au sein de Novartis depuis la fusion de 1996.

Longtemps pressenti pour remplacer Daniel Vasella à la tête de la direction, finalement revenue à Joe Jimenez, il a été directeur opérationnel du groupe de 2008 à 2010, puis s'est tourné vers le groupe allemand Bayer. Jörg Reinhardt prendra ses nouvelles fonctions en août. L'intérim sera assuré par le vice-président Ulrich Lehner.

Rentabilité accrue

Ce changement intervient alors que Novartis annonce un bénéfice net de 9,62 milliards de dollars (8,96 milliards de francs) pour 2012, en hausse de 4% comparé à 2011 ( 7% en devises locales). Le résultat opérationnel a progressé de 5% à 11,51 milliards de dollars.

Mais le chiffre d'affaires a diminué de 3% (stable en monnaies locales) à 56,7 milliards de dollars. Les effets de change ont grevé la croissance à hauteur de 3 points de pourcentage.

Toutes les divisions, sauf Alcon, affichent une baisse des ventes. La principale unité, pharma, accuse une diminution de 1% à 32,2 milliards. Sandoz, actif dans les médicaments génériques, s'est replié de 8% à 8,7 milliards.

Consumer Health, dédié notamment aux traitements sans ordonnance, a vu son chiffre d'affaires décliner de 19% à 3,7 milliards de dollars. Vaccins et Diagnostic a perdu 7% à 1,9 milliard. Alcon tire en revanche son épingle du jeu, avec des ventes en hausse de 3% à 10,2 milliards.

Perspectives favorables

A taux de change constants, le chiffre d'affaires devrait rester stable en 2013, après avoir absorbé l'impact de la concurrence des génériques. Celui-ci devrait coûter 3,5 milliards de dollars à Novartis. Le groupe ambitionne de retrouver la croissance par la suite avec une progression des ventes en 2014 et 2015 autour de 5%.

Novartis, qui voit d'importants brevets arriver à expiration, mise sur ses nouveautés. En 2012, la multinationale a obtenu 17 homologations conséquentes, s'est félicité M. Jimenez. D'ici 2017, 14 médicaments devraient devenir des blockbusters (plus d'un milliard de chiffre d'affaires) contre 8 l'an dernier. Et les produits lancés depuis moins de cinq ans ont représenté 29% des ventes en 2012 contre 25% un an plus tôt.

Ces perspectives ont soutenu l'action Novartis à la Bourse suisse. En début d'après-midi, le titre caracolait en tête et bondissait de 4,66% à 62,90 francs dans un marché SMI en hausse de 1,23%.

Devant les médias suisses, Joe Jimenez s'est aussi voulu rassurant sur l'avenir du groupe en Suisse. Le fait que les deux fonctions prépondérantes soient assurées par un Américain et un Allemand ne changera rien à l'ancrage helvétique.

Les investissements se poursuivent, notamment sur le site de Nyon (VD), dont Novartis avait envisagé un temps la fermeture. Le projet sera dévoilé d'ici fin mars.

ats

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