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A Davos, George Soros étrille Donald Trump

Le milliardaire américain s'en est pris jeudi soir au prochain président des Etats-Unis, le traitant «d'apprenti-dictateur».

L'armée tire un bilan positif à l'issue du 47e Forum économique mondial (WEF) qui s'est achevé vendredi à Davos (GR). Aucun incident majeur ou accident sérieux n'est à déplorer. (Samedi 21 janvier 2017)
L'armée tire un bilan positif à l'issue du 47e Forum économique mondial (WEF) qui s'est achevé vendredi à Davos (GR). Aucun incident majeur ou accident sérieux n'est à déplorer. (Samedi 21 janvier 2017)
Keystone
Ueli Maurer est resté quatre jours dans la station grisonne à l'occasion du forum économique. (Vendredi 20 janvier 2017)
Ueli Maurer est resté quatre jours dans la station grisonne à l'occasion du forum économique. (Vendredi 20 janvier 2017)
Keystone
Les participants ont défilé dans la vieille ville avec des banderoles. (Samedi 14 janvier 2017)
Les participants ont défilé dans la vieille ville avec des banderoles. (Samedi 14 janvier 2017)
Keystone
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Le milliardaire américain George Soros, très hostile à Donald Trump, a étrillé jeudi soir à Davos le prochain président américain à quelques heures de son investiture, le traitant «d'apprenti-dictateur» qui va échouer dans son mandat, minera le soft power de Washington et prépare une guerre commerciale.

Comme chaque année, le milliardaire a invité dans un grand hôtel de Davos un parterre de chefs d'entreprises, journalistes, participant au forum de Davos, réunion de l'élite économique mondiale dans la petite ville suisse.

D'une voix parfois hésitante, l'octogénaire, fervent soutien d'Hillary Clinton pendant la campagne électorale américaine, a multiplié les attaques contre Donald Trump, un «apprenti-dictateur» dont les visées seront bloquées par les contre-pouvoirs institutionnels américains.

Ses actifs ont fondu depuis l'élection

«Il ne s'attendait pas à gagner, cela l'a surpris, il était occupé à développer sa marque (...) et c'est seulement une fois élu qu'il a commencé à penser sérieusement à ce qu'il allait faire», a déclaré George Soros, dont la valeur des actifs a fondu de près d'un milliard de dollars après les élections, selon des informations de presse.

«Il va échouer (dans son mandat, ndlr) parce que ses idées sont par essences contradictoires», a-t-il ajouté, affirmant que les membres de son entourage allaient défendre des intérêts divergents. Et si les marchés financiers semblent saluer la victoire de Donald Trump, cela ne va durer qu'un temps, car les marchés n'aiment pas l'incertitude selon lui.

Interrogé par une journaliste de Bloomberg TV qui retransmettait l'intervention en direct, il a affirmé que Trump «prépare une guerre commerciale» avec la Chine, en référence implicite aux multiples déclarations de Donald Trump sur la politique commerciale et de changes de Pékin.

Soros ne parie pas sur Theresa May

Il a déploré le fait que, quand les Etats-Unis se retrouveront englués dans un combat politique interne, leur «influence positive dans le monde en faveur d'une société ouverte, aussi imparfaite soit elle, va s'éteindre, et cela aura des effets profonds en Europe et dans d'autres parties du monde».

Concernant le Brexit, il a prédit un «long divorce», que Theresa May ne restera pas longtemps en place et que les Britanniques changeront d'avis. «Il est peu probable que la Première ministre May se maintienne au pouvoir» en raison du rapport de force politique précaire dont elle bénéficie.

Les Britanniques, eux, seraient «dans le déni. La situation économique actuelle n'est pas aussi désastreuse que prévu, ils vivent donc dans l'espoir, mais au fur et à mesure que la devise se déprécie que l'inflation montera, le niveau de vie va baisser», et à ce moment là, ils voudront peut être revenir, a-t-il prédit.

Enfin, George Soros a lu une déclaration condamnant les décisions du gouvernement hongrois contre ses ONG, accusées d'être «sous influence de l'étranger». «Les menaces faites par des membres du gouvernement hongrois contre la société civile hongroise sont un affront aux valeurs de l'Union européenne (...) La société civile est un élément vital d'une démocratie, de même que le débat sur les politiques publiques», a-t-il déclaré. «Les tentatives d'intimidation et de discrédit contre la société civile sont inacceptables», a-t-il conclu, provoquant les applaudissements d'une partie de l'assistance.

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