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Le dégât d’image est immense et très coûteux pour Credit Suisse

Les analystes financiers et les experts bancaires sont unanimes quant aux conséquences néfastes de cette affaire trouble.

Tidjane Thiam aurait-il dû partir pour le bien de la banque ou, au contraire, y rester? La question était mardi sur toutes les lèvres.
Tidjane Thiam aurait-il dû partir pour le bien de la banque ou, au contraire, y rester? La question était mardi sur toutes les lèvres.
Keystone

Urs Rohner l’a lui-même concédé mardi matin, lors de la brève conférence de presse de Credit Suisse: «Le conseil d’administration estime que le mandat de surveillance sur la personne d’Iqbal Kahn était erroné et disproportionné. La réputation de la banque en a été gravement atteinte», a déclaré le président de la grande banque, avant de s’excuser auprès des employés, des clients et des actionnaires. Réputation entachée: c’est le moins que l’on puisse dire, lorsque l’on regarde l’évolution du cours de l’action CS, mardi, à la Bourse suisse. Si tout avait bien commencé à l’ouverture, avec une hausse du titre reflétant visiblement la satisfaction des gros actionnaires de voir Tidjane Thiam demeurer à la tête du groupe, la situation s’est nettement détériorée dans la journée, avec une chute de 2,86% à la clôture.

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