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La délégation suisse confiante au FMI

Les conseillers fédéraux Ueli Maurer et Johann Schneider-Ammann participent aux assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale.

Les membres du G20, à Washington.
Les membres du G20, à Washington.
AFP

La délégation suisse s'est montrée confiante à l'issue des assemblées annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale, à Washington. Le conseiller fédéral Ueli Maurer et le président de la BNS Thomas Jordan ont rappelé que la croissance économique mondiale se trouve en bonne voie.

Le FMI voit enfin le «bout du tunnel», a déclaré samedi le chef du Département fédéral des finances (DFF) devant les médias à Washington. Même si certains risques subsistent, a nuancé Ueli Maurer.

Thomas Jordan a précisé quelque peu où se situent exactement ces risques: à moyen terme, il a mentionné les dangers liés à la sortie de la politique monétaire expansionniste de ces dernières années. De plus, plusieurs Etats se trouvent dans une situation d'endettement préoccupante.

Propension grandissante au protectionnisme

Selon le président de la Banque nationale suisse (BNS), la propension grandissante au protectionnisme, les changements dans la régulation des marchés financiers et les problèmes de sécurité dans le domaine numérique représentent aussi des risques potentiels.

Mais la reprise s'est globalement confirmée et peut s'appuyer aujourd'hui sur des bases solides, a ajouté Thomas Jordan. «Il s'agit désormais de profiter de cette période de reprise pour procéder à des réformes et améliorer le potentiel de croissance», a déclaré le président de la BNS.

Impliquer le secteur privé

De son côté, Johann Schneider-Ammann participait à la réunion annuelle de la Banque mondiale, qui avait pour thème principal la stratégie de l'institution dans le cadre de l'Agenda 2030 pour le développement durable.

Selon le conseiller fédéral en charge de l'économie, le secteur privé devrait assumer un rôle plus important dans le financement du développement et être intégré à la collaboration avec la Banque mondiale.

Johann Schneider-Ammann a par ailleurs signé un programme de la Banque mondiale destiné à renforcer la capacité des villes à résister aux risques liés aux changements climatiques.

Augmentation de capital pour la Banque mondiale

Les ministres ont aussi discuté d'une possible augmentation de capital pour la Banque mondiale. La Suisse soutient un relèvement modéré à condition que l'institution fasse avancer ses réformes et améliore son efficacité, a dit le Bernois.

L'ajustement de la pondération des voix au sein de la Banque mondiale a également été évoqué, rapporte Johann Schneider-Ammann. En accord avec le train de réformes adoptées en 2016, la voix de la Suisse perdra un peu de poids, toutefois la présidence au sein du groupe de pays qu'elle conduit n'est pas mise en danger.

«Helvetistan»

La Suisse est membre depuis 25 ans des institutions de Bretton Woods, à savoir le FMI et la Banque mondiale. Elle dirige dans chacune des entités un groupe de pays, répondant au nom de «Helvetistan», qui se partage une voix. Des pays d'Asie centrale, l'Azerbaïdjan, la Pologne et la Serbie en font partie à côté de la Suisse. Ce qui est très intéressant, a souligné Ueli Maurer.

En raison de la route de la soie qui se profile entre la Chine et l'Europe, le groupe va prendre de l'importance dans les prochaines années, prédit le chef du DFF, car tous les pays de ce groupe se situent le long de cette route. Le savoir-faire de la Suisse ainsi que son rôle de leader de la formation est très apprécié par les autres membres. «Nous avons bâti de bons contacts et établi une confiance réciproque», a conclu Ueli Maurer.

(ats)

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