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Deux cadres de la Société Générale inculpés

Deux responsables de la Société Générale ont été mis en examen pour avoir communiqué de fausses informations sur le Libor.

Image d'illustration.
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AFP

Deux responsables de la banque française Société Générale ont été inculpées dans le cadre de l'enquête sur les manipulations du Libor, a indiqué jeudi le ministère américain de la justice. Plus de 350'000 milliards de dollars de transactions de par le monde s'appuient sur le taux interbancaire.

Elles ont été mises en examen par un tribunal fédéral de New York pour avoir communiqué de fausses informations sur le marché, en l'occurrence le Libor.

L'une d'elles, âgée de 54 ans, était, au moment des faits, responsable des activités internationales sur les bons du trésor, alors que l'autre, âgée de 49 ans, s'occupait de ceux émis sur le marché français auprès de la Société Générale.

«L'intégrité de nos marchés financiers dépend de ce que chacun des participants transmette une information complète et exacte», a souligné le procureur fédéral auprès du tribunal de New York.

«Comme l'établit l'accusation, les personnes mises en examen ont agi en violation de ce principe et des lois censées le faire respecter en faisant fournir par leur employeur, la Société Générale, des taux falsifiés pour le Libor qui ont ensuite eu des effets sur les transactions dans le monde entier utilisant le Libor», ajoute-t-on de même source.

Suppression du Libor

Le Libor, soit le «London Interbank Offered Rate», a longtemps été un taux interbancaire de référence dans le monde de la finance. Il avait une incidence sur une masse énorme de produits financiers dont certains prêts aux ménages et aux entreprises. Plusieurs affaires de manipulations ces dernières années ont toutefois terni sa réputation et le régulateur britannique des marchés a annoncé fin juillet sa suppression d'ici fin 2021.

Lorsqu'il a été la cible de manipulations, il était fixé quotidiennement par 16 des principales banques mondiales de manière consensuelle et servait notamment à déterminer le taux auquel elles se prêtent de l'argent entre elles. Son mode de calcul avait ensuite été modifié.

Depuis que le scandale de la manipulation de ces taux a éclaté, des banques et des sociétés de courtage, dont Deutsche Bank, ont dû régler un total de quelque neuf milliards de dollars d'amende de par le monde pour régler des litiges de manipulation du Libor. Plusieurs personnes ont été reconnues coupables de crimes. Un ancien courtier d'UBS a notamment écopé de onze ans de prison.

(ats)

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