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Le diamant de labo, plus vrai que nature?

Plus purs, plus écologiques, plus éthiques. Les pierres précieuses produites par l’homme ont du potentiel dans l’industrie et la joaillerie.

Plus purs, plus écologiques, plus éthiques, traçables et surtout plus abordables (30% moins chers dans la joaillerie), les diamants produits de manière synthétique grignotent petit à petit des parts de marché aux diamants de mine. Cette nouvelle génération de diamant semble répondre aux attentes de personnes qui s’interrogent sur la provenance de leurs pierres. Ainsi, la clientèle ciblée est principalement les millennials, élevés avec internet, avec un pouvoir d’achat moindre et une forte conscience écologique. Selon Diamond Foundry, entreprise de diamants synthétiques dont l’acteur Leonardo DiCaprio est actionnaire, l’extraction d’un carat nécessite 480 litres d’eau et le retrait de 250 tonnes de minerai.

«Un diamant de culture est 15'000 fois moins polluant qu’un diamant de mine», souligne Manuel Mallen qui vient de lancer avec son associée Marie-Ann Wachtmeister la première marque de joaillerie française utilisant exclusivement des diamants de laboratoire et de l’or recyclé. Sous le nom de Courbet, la marque se vend en ligne et détient un showroom en plein cœur de la place Vendôme. «Les bijoux Courbet sont environ 30% moins chers que ceux d’une marque établie, grâce à des circuits de distribution plus courts». En Suisse, c’est la maison Florimont, basée à Lausanne, qui s’est lancée cette année dans la haute joaillerie à base de diamants de synthèse.

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