Passer au contenu principal

Malgré ses difficultés, ABB garde intact ses atouts genevois

Le bénéfice net du groupe helvético-suédois a subi un recul d’un quart l’an dernier.

La confiance règne dans les ateliers d’ABB Sécheron SA à Genève. «Les perspectives sont plutôt bonnes en 2016», estime le CEO de l’entreprise, Jean-Luc Favre.
La confiance règne dans les ateliers d’ABB Sécheron SA à Genève. «Les perspectives sont plutôt bonnes en 2016», estime le CEO de l’entreprise, Jean-Luc Favre.
Laurent Guiraud

ABB Ltd. vient de boucler un exercice pénible. Le groupe technologique domicilié à Zurich, spécialisé dans les processus d’automation et d’équipement électriques, reconnaît ainsi un bénéfice net en recul d’un quart, à 1,93 million de dollars (1,97 million de francs), par rapport à 2014. Au cours du seul quatrième trimestre, l’excédent a même chuté de 70%, à 204 millions de dollars, par rapport à la même période un an plus tôt.

Le bénéfice net aurait surtout été affecté par des frais de restructuration à hauteur de 626 millions de dollars. Au risque d’en surprendre plus d’un, la direction d’ABB Ltd. évoque à peine le franc fort mais insiste sur les effets de la valorisation du dollar. Celle-ci aurait pénalisé à hauteur de 9% les montants des commandes enregistrées l’an dernier, par rapport à celles datant de 2014. Au quatrième trimestre, la hausse du cours du billet vert a même causé une perte de 12% sur le montant des commandes adressées à ABB.

Hausse des dividendes

Les effets de change ont aussi favorisé un recul de 11% du chiffre d’affaires l’an dernier, à 9,24 milliards de dollars. Les analystes financiers de la Banque Cantonale de Zurich constatent néanmoins que les résultats de l’entreprise s’avèrent conformes à leurs attentes. Ils se félicitent en outre d’une évolution du cash-flow témoignant des premiers succès des efforts d’efficience et de productivité.

L’agence d’informations financières awp a toutefois observé un consensus des analystes sondés sur l’échec d’ABB par rapport aux prévisions de bénéfice net, ainsi qu’un dépassement de celles portant sur le résultat opérationnel avant intérêts, impôts et amortissements (+3% après correction des effets de change).

La direction a en outre pris soin de réjouir les investisseurs. Elle recommande en effet une hausse des dividendes à la prochaine assemblée générale des actionnaires. Ils devraient ainsi passer de 72 à 74 centimes par action. Le PDG de la firme, Ulrich Spiess, ne cache pas pour autant les incertitudes prévalant dans l’exercice en cours: «Nous naviguons à vue dans un contexte conjoncturel difficile.»

La confiance règne à Genève

Le directoire, dans son ensemble, se montre lui aussi peu enclin à des excès d’optimisme. Il mentionne des tensions géopolitiques dans différentes parties du monde et des doutes persistants, en dépit de quelques indices macroéconomiques favorables aux Etats-Unis. «Les effets de change et les cours du brut influenceront probablement encore les résultats de notre société», prévient le management.

La confiance règne néanmoins dans les ateliers d’ABB Sécheron SA à Genève. «Nous œuvrons sur un marché des équipements ferroviaires en croissance et sommes leaders dans les transformateurs embarqués en Europe. Les perspectives paraissent donc plutôt bonnes pour cette année», estime le directeur général de l’entreprise, Jean-Luc Favre.

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.