Passer au contenu principal

Easyjet immobilise sa flotte jusqu'à nouvel avis

Le secteur aérien traverse la pire crise de son histoire à cause de la pandémie de coronavirus qui en l'espace de quelques semaines a forcé les compagnies à rester au sol.

Le grounding d'EasyJet est prévu "pour une durée indéterminée"
Le grounding d'EasyJet est prévu "pour une durée indéterminée"
Keystone

La compagnie aérienne britannique EasyJet a indiqué lundi qu'elle allait immobiliser l'ensemble de sa flotte pour une durée indéterminée à cause de la pandémie de coronavirus et des nombreux pays européens en confinement.

Elle avait déjà annoncé il y a dix jours qu'elle maintiendrait au sol la majorité de ses avions à cause de la paralysie du trafic mondial.

Des sauvetages supplémentaires

«Ces derniers jours EasyJet a participé au rapatriement de clients avec 650 vols à ce jour pour ramener chez eux plus de 45'000 clients», le dernier ayant eu lieu dimanche, souligne la compagnie à bas prix dans un communiqué. «Nous allons continuer à travailler avec les autorités pour mettre en place des vols de sauvetage supplémentaires selon leurs demandes», ajoute-t-elle.

«A ce stade il n'y a aucune certitude sur la date à laquelle les vols commerciaux pourront recommencer», précise Easyjet qui dit continuer à tout faire pour alléger sa structure de coûts afin de faire face à l'impact économique de la pandémie, garder au sol les avions «enlevant un coût important».

Instauration du chômage partiel

Le transporteur assure disposer de comptes sains et dit avoir trouvé un accord avec les syndicats pour que son personnel de cabine se mette en congé. «L'accord sera effectif à partir du 1er avril pour deux mois et les équipages seront payés 80% de leur salaire moyen grâce au système mis en place par le gouvernement pour maintenir les emplois».

Le secteur aérien traverse la pire crise de son histoire à cause de la pandémie qui en l'espace de quelques semaines a forcé les compagnies à suspendre la majeure partie, voire tout leur programme de vols.

Le gouvernement de Boris Johnson a pour l'instant indiqué qu'un plan de sauvetage sectoriel n'était pas à l'ordre du jour et que l'Etat britannique ne volerait au secours des compagnies ou aéroports que si «toutes les autres options (étaient) épuisées», et notamment le recours aux aides aux entreprises déjà annoncées.

L'Etat américain, de son côté, envisage de prendre des participations dans les compagnies aériennes en échange d'une aide pour les soutenir face aux effets de la pandémie de coronavirus, ont affirmé dimanche deux hauts responsables de l'administration Trump.

(ats)

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.