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Econduit 2 fois par Syngenta, Monsanto ne lâche pas prise

Monsanto ne lâche pas prise dans ses visées sur Syngenta malgré deux refus du groupe bâlois.

Syngenta a refusé deux offres de Monsanto.
Syngenta a refusé deux offres de Monsanto.
Keystone

Déjà éconduit deux fois par le conseil d'administration de Syngenta dans ses offres en vue de s'emparer du groupe agrochimique bâlois, Monsanto ne lâche pas prise. Le géant d'outre-Atlantique veut désormais convaincre directement les actionnaires de Syngenta.

«Les actionnaires de la société veulent discuter avec nous», a déclaré Scott Partridge, vice-président du groupe en charge de la stratégie, dans une interview publiée ce vendredi 12 juin dans le Wall Street Journal. «Nous tentons de sonder quels compromis seraient nécessaires pour les convaincre de la transaction».

Scott Partridge a ajouté que Monsanto a refusé de relever l'offre de Syngenta. Avec un montant de 449 francs par action, le cours est 43% supérieur à celui qui prévalait avant que Monsanto ne fasse part de ses intentions. Un porte-parole de Syngenta a une nouvelle fois jugé l'offre «complètement insuffisante».

Mais Monsanto ne lâche pas le morceau pour autant. «Nous maintenons notre objectif, mais il n'y a pas d'agenda concret pour Syngenta», a conclu Scott Partridge.

Prix et indemnité jugés insuffisants

Dans un message adressé à ses actionnaires il y a dix jours, le conseil d'administration de Syngenta a estimé que Monsanto n'a pas fourni d'efforts suffisants concernant le prix mais aussi sur les questions de régulation. La proposition d'indemnité en cas de refus d'un mariage par les autorités en charge de la concurrence, soit de deux milliards de dollars, est «inadéquate», a-t-il écrit.

Syngenta estime qu'un échec de la transaction provoquerait un tort «significatif» à son encontre. L'indemnité proposée est «dérisoire» par rapport à ce qui se fait dans des transactions impliquant un tel niveau de risques au niveau réglementaire, a ajouté le groupe bâlois.

Monsanto a répondu que le montant représentait «l'un des plus élevés jamais consenti par une entreprise». Dans sa lettre aux dirigeants de Syngenta, le patron du groupe américain Hugh Grant a estimé en outre que Syngenta pourrait atteindre ses objectifs plus rapidement, en combinant les produits phytosanitaires de l'un avec les semences de l'autre.

Rumeurs et surprises

Hugh Grant a aussi regretté que les détails de la transaction aient filtré dans les médias avant une publication officielle. Ces derniers jours, des rumeurs de marché se sont également fait jour quant à un intérêt de l'allemand BASF, lequel pourrait endosser le rôle de chevalier blanc face à l'offre publique d'achat (OPA) non sollicitée de Monsanto et aussi faire monter les enchères.

Jusqu'alors de nombreux experts tablaient sur un relèvement de l'offre autour de 500 francs. Mais le feuilleton, apparemment loin de trouver son dénouement, pourrait encore réserver des surprises.

(ats)

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