EFG prolonge les craintes pour quelque 200 emplois

TransactionLe gérant de fortune zurichois poursuit le processus d’intégration de la banque tessinoise BSI SA.

Des inquiétudes planent sur des postes de travail chez EFG et BSI à Genève, alors que la deuxième banque emploie aussi du personnel à Lausanne

Des inquiétudes planent sur des postes de travail chez EFG et BSI à Genève, alors que la deuxième banque emploie aussi du personnel à Lausanne Image: Laurent Guiraud

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L’absorption de BSI SA (l’ex-Banca della Svizzera Italiana fondée en 1873), par la société zurichoise EFG International AG se poursuit. Et des incertitudes pour des centaines de postes de travail se prolongent. A Genève, Lausanne et Zurich.

Des réductions d’effectifs paraissent en effet inévitables, du fait d’indices probants. «Nous examinons actuellement les activités constituant des doublons. Il est toutefois trop tôt pour articuler un nombre», précise le directeur général d’EFG, Joachim Straehle. Lors de l’annonce du rachat de BSI SA par EFG International AG le 22 février, au prix de 1,33 milliard de francs (dont 975 millions en liquide et 52,6 millions en actions EFG), quelques éléments de l’opération s’avéraient cependant clairement définis: des synergies générant des réductions de coûts à hauteur de 185 millions de francs d’ici à trois ans et des frais d’intégration s’élevant à 30 millions de francs. Ceux-ci permettant d’assurer, entre autres, un plan social, a prévenu hier le directeur financier d’EFG, Giorgio Pradelli.

Il est vrai que le ratio coûts/revenus des deux établissements peut inspirer quelques inquiétudes. Celui de BSI SA (non audité) s’élevait à 80% l’an dernier et celui d’EFG à 86%, selon notre confrère L’Agefi. A titre de comparaison, ce rapport atteignait 73% à la banque genevoise Pictet & Cie SA au premier semestre 2015 et 60,7% au sein de sa consœur bâ loise J. Safra Sarasin AG en 2014.

Doublons en Suisse

Avant même que des perspectives de synergie, évidentes et de grande dimension, ne s’offrent aux deux établissements, EFG International AG et BSI SA songeaient en plus déjà à réduire leur masse salariale. En novembre, l’entreprise zurichoise avait manifesté l’intention de biffer 200 postes et, un mois plutôt, BSI SA avait confirmé la suppression prévue de 160 emplois, selon l’agence suisse AWP.

Actuellement, les doublons le plus souvent évoqués en Suisse se concentreraient à Genève et Zurich. BSI SA emploie cependant aussi du personnel à l’avenue de Rumine, à Lausanne. Des réductions de la masse salariale paraissent aussi possibles dans des centres opérationnels à Monaco, Luxembourg, Hongkong, Singapour et aux Bahamas. Le siège de la future cinquième banque privée helvétique étant maintenu à Zurich, dans les locaux actuels d’EFG International AG.

Les coûts de l’intégration complète de BSI SA, au sein d’EFG International AG, devraient s’élever à 253 millions de francs, dont près d’un cinquième à la charge de l’ex-propriétaire de la banque tessinoise, le groupe brésilien BTG Pactual.

Croissance à deux chiffres

L’acquéreur prévoit en outre de diluer ses efforts financiers dans le temps. Les coûts de fusion revenant à EFG devraient ainsi figurer pour un peu plus d’un tiers dans les comptes de l’exercice en cours, la moitié dans ceux de l’année suivante et 15% en 2018. La fusion aboutirait à une croissance à deux chiffres dès 2019.

Créé: 01.04.2016, 13h30

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