L’économie veut mieux investir dans votre santé

EntreprisesEconomiesuisse s’intéresse à la santé des collaborateurs. Pour l’organisation faîtière, celle-ci fait partie des armes concurrentielles des entreprises.

La santé des collaborateurs est un investissement pour les entreprises et pas un coût, juge Economiesuisse.

La santé des collaborateurs est un investissement pour les entreprises et pas un coût, juge Economiesuisse. Image: Keystone

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

«La santé des collaborateurs est un investissement pour les entreprises et pas un coût. Elle leur permet d’accroître leur compétitivité. C’est une pièce d’un tout», assure Fridolin Marty.

Pour ce responsable à Economiesuisse, la prévention des maladies et la promotion de la santé exigent une approche globale et analytique dans chaque firme.

Milieu janvier, les participants à une journée d’impulsion ont discuté d’un modèle de gestion adapté, centré sur les forces et faiblesses de l’entreprise. Un outil qui doit permettre aux grandes firmes mais aussi aux PME d’améliorer leur organisation et leur score santé. Avec gains de compétitivité à la clé.

Difficile à évaluer

Considéré globalement, le marché de la santé pèse 60 milliards de francs chaque année. Mais il est très difficile d’évaluer le montant de l’investissement des entreprises dans le domaine, indique Fridolin Marty.

«On ne parle pas seulement de produits et de services, précise-t-il. Le temps de discussion d’un chef avec son collaborateur est aussi un investissement.»

Problème d’avenir

Pourquoi plancher maintenant sur la santé des collaborateurs alors que la crise est aux portes de la Suisse? «Ce n’est certes pas un problème urgentissime», constate Fridolin Marty.

«Mais il le deviendra de plus en plus. D’abord parce que l’âge moyen des travailleurs va augmenter. Ensuite parce que la pression psychologique pourrait s’amplifier à l’avenir.»

Un enjeu pour le privé

Consciente de l’enjeu, l’association faîtière tire donc la sonnette d’alarme. Histoire aussi de prendre les devants. Pour elle en effet, pas question que la Confédération s’approprie la problématique.

«C’est au privé de trouver des solutions, lance Fridolin Marty. Car en en matière de santé, les problèmes diffèrent d’un cas à l’autre. Plutôt qu’un principe appliqué à tous, il faut du cas par cas, des solutions adaptées.»

Créé: 25.01.2012, 12h22

Dossiers

Articles en relation

Mon test génétique pour le meilleur et le pire

Médecine Des scientifiques plaident pour la libéralisation des tests génétiques en Suisse. Les responsables de la santé sont dubitatifs et posent la question de l' impact de ces tests sur la vie des personnes. Plus...

Le marché des médicaments a continué de stagner en 2011

Santé Le marché suisse des médicaments enregistre une absence de croissance dure depuis trois ans. Il devrait poursuivre sa stagnation voire reculer dans les trois années à venir. Plus...

Pourquoi les jeunes agacent les séniors au travail

Générations Un sondage français affirme que les moins de 30 ans sont mal perçus par leurs collègues plus âgés. En Suisse, la situation est moins conflictuelle. Cette tension a même des avantages. Explications de François Höpflinger, sociologue. Plus...

Les Suisses alémaniques sont plus nombreux à vouloir plus de vacances

Sondage Commandé par le syndicat Travail.Suisse, un sondage révèle que si une large majorité des Suisses veulent plus de quatre semaines de vacances, le souhait est plus marqué en Suisse alémanique. Plus...

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.