Colère des imprimeurs chez Tamedia

Industrie graphiqueLe personnel des imprimeries de l'éditeur zurichois, appuyé par le syndicat syndicom, réclame le retour de l'éditeur dans la CCT.

Rassemblement devant le centre d'impression de Tamedia, à Bussigny, ce mercredi 25 juillet 2018.

Rassemblement devant le centre d'impression de Tamedia, à Bussigny, ce mercredi 25 juillet 2018. Image: Keystone

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur?

Des actions se sont tenues mercredi devant les centres d'impression de Bussigny (VD), Berne et Zurich pour demander à Tamedia qu'il réintègre la Convention collective de travail (CCT).

«Nous avons distribué des tracts et discuté du thème de la CCT avec le personnel qui entrait ou sortait du travail. Les employés ont symboliquement signé une convention géante», a expliqué mercredi à Keystone-ATS Angelo Zanetti, secrétaire central de syndicom. Au total, plus d'une centaine d'employés ont participé à l'événement, une quarantaine à Berne et Zurich, ainsi que 35 à Bussigny.

Il y a quelques mois, une première action s'était déroulée à l'interne. Pour la première fois mercredi, une protestation était organisée devant les trois sites d'impression de Tamedia en Suisse. Une idée des commissions du personnel, selon le syndicaliste.

Plus de CCT

Depuis 2016, le personnel n'est plus soumis à la CCT de l'industrie graphique, mais à un règlement d'entreprise qui doit être renégocié d'ici à la fin de l'année. «Il va être adapté aux souhaits de Tamedia», craint M. Zanetti. Les négociations se dérouleront avec les commissions du personnel, sans les syndicats, explique-t-il.

La convention collective représente une sécurité pour les employés. Elle règle des questions importantes comme les suppléments pour le travail en équipe, les vacances, les indemnités journalières en cas de maladie ou encore les salaires minimaux. «Qu'une entreprise comme Tamedia, qui devient presque monopolistique, ne soit pas dans la CCT, c'est un scandale», dénonce Angelo Zanetti.

Le syndicat craint notamment que l'éditeur ne réduise les suppléments pour le travail en équipe. Il en appelle à la responsabilité de Tamedia, le plus grand employeur de la branche.

En accord avec la commission du personnel, les conditions en vigueur actuellement seront prolongées jusqu'à fin avril 2019, a déclaré Tamedia à Keystone-ATS. L'éditeur veut attendre le résultat des nouvelles négociations dans le secteur.

De Ringier à Tamedia

Selon une estimation du syndicat, environ 300 personnes travailleraient dans les trois imprimeries de Tamedia, où les carnets de commandes sont pleins. Entre 100 et 120 seraient employés à Bussigny.

Ringier va fermer d'ici à la fin de l'année son imprimerie d'Adligenswil (LU). Plusieurs journaux seront repris par les imprimeries de Tamedia. «Le SonntagsBlick» sera prochainement imprimé à Berne et «Le Temps» à Bussigny, ce qui permettra de compenser en partie la disparition de la version papier du «Matin». (ats/nxp)

Créé: 25.07.2018, 16h57

Articles en relation

Nuria Gorrite «consternée» par l'attitude de Tamedia

Fin du «Matin» Placée sous l'égide du Conseil d'État vaudois, la médiation dans la crise du «Matin» est «morte», déplore la présidente du gouvernement, qui se dit «consternée». Plus...

«Matin»: Tamedia claque la porte de la médiation

Médias Tamedia a annoncé poursuivre l'étude de pistes alternatives, «afin de cultiver la diversité de la presse en Suisse romande». Plus...

Tamedia: fin de la première séance de médiation

Médias Un périodique sportif est à l'étude, mais Tamedia ne vend pas la marque «Le Matin» qui se transforme en version numérique. Plus...

«L'Etat ne peut pas tout faire, ni rien faire»

Disparition du Matin La médiation entre le personnel de Tamedia et l'éditeur doit démarrer lundi après-midi sous l'égide du gouvernement vaudois. Plus...

Un périodique Le Matin Sports dans les rouages

Suisse Un projet de périodique «Le Matin Sports» est actuellement à l'étude entre Tamedia et Christian Constantin, président du FC Sion. Plus...

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.