Le «grounding» a coûté très cher à SkyWork

AviationLes avions de la compagnie bernoise ont été cloués au sol pendant trois jours à la fin d'octobre. Une situation qui a coûté «beaucoup d'argent», selon son patron.

Le coup dur à peine surmonté, SkyWork entend passer à l'offensive.

Le coup dur à peine surmonté, SkyWork entend passer à l'offensive. Image: Keystone

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Le «grounding» de SkyWork a coûté «beaucoup d'argent» à la compagnie bernoise, reconnaît son patron Martin Inäbnit dans une interview à la Berner Zeitung. La société entend néanmoins se moderniser et s'agrandir.

Les avions de SkyWork, qui exploite une vingtaine de dessertes (selon les saisons), ont été cloués au sol pendant trois jours à la fin d'octobre, un coup dur pour la compagnie mais aussi pour l'aéroport de Berne-Belp où elle est basée.

Les vols ont repris mercredi, grâce à des garanties financières finalement transmises à l'Office fédéral de l'aviation civile (OFAC), qui a ainsi pu donner son accord à la poursuite de l'exploitation pour le plan de vol d'hiver.

Mais cette affaire ne restera pas sans conséquences, admet Martin Inäbnit. Il s'agit maintenant de regagner la confiance de la clientèle. «Nous avons dû changer de nombreuses réservations ou rembourser des billets. Mais je ne crois pas que notre réputation en ait extrêmement souffert. Nous nous attendions à être 'salis'. Mais l'inverse s'est produit. Nous avons reçu des centaines de mails d'encouragement. Le personnel aussi a été très soutenu par la clientèle.»

Le patron admet néanmoins que des clients ont, évidemment, mal pris le fait que leur vol ait été annulé. «Nous avons mis en route des mesures pour retrouver leur confiance, ainsi qu'un programme de rabais sur les prix.»

Marché bernois trop petit

M. Inäbnit ne donne aucune indication sur les nouveaux investisseurs qui ont permis d'éviter le pire. «Nous n'avons jamais dévoilé notre actionnariat», rappelle-t-il.

Ce coup dur à peine surmonté, SkyWork entend passer à l'offensive. «Le marché bernois est trop petit», souligne Martin Inäbnit. La compagnie recherche un deuxième aéroport comme point d'ancrage, «situé dans un rayon d'une heure et demie à deux heures de vol».

Il doit s'agir d'un aéroport qui ne soit pas pas déjà dominé par une compagnie et qui offre des capacités pour remplir les avions durant toute l'année, pour des appareils «jusqu'à 100 places au maximum».

L'objectif est d'élargir le réseau ainsi que de moderniser la flotte à moyen terme. M. Inäbnit songe par exemple à la possibilité de reprendre des destinations abandonnées suite à la faillite d'Air Berlin. Mais il n'est pour l'heure pas question de s'implanter à Zurich ou à Genève. «Il n'y existe malheureusement guère de créneaux horaires favorables», conclut M. Inäbnit. (ats/nxp)

Créé: 02.11.2017, 11h57

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