Vetropack à Saint-Prex tournera en tout cas jusqu’en 2020

Verrerie La réparation du bassin de fusion permet à l’usine historique du verrier de produire encore quatre ans.

Un nouveau bassin coûte de 10 à 15 millions de francs et a une durée de vie de dix ans Image: Vanessa Cardoso

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Les deux cents employés de Vetropack à Saint-Prex ont de la chance dans leur malheur. Dans l’usine bien connue, qui borde la voie ferrée avant Morges en direction de Lausanne, la voûte de son seul bassin de fusion pour des récipients de couleur verte, a dû être réparée en urgence. Cela a négativement impacté les recettes semestrielles du verrier, communiquées hier, en stoppant toute la production en Suisse en début d’année.

Mais cet incident s’avère être une véritable chance pour l’usine et ses collaborateurs. Il prolonge en tout cas de deux ans le délai à partir duquel le verrier doit prendre sa décision sur l’avenir de sa fabrique vaudoise, la seule qu’il détient en Suisse.

Commentant les résultats sur les six premiers mois de l’année, Claude Cornaz, directeur et membre de la famille propriétaire du groupe centenaire (dirigé maintenant de la campagne zurichoise à Bülach), explique «que l’usine a profité de cet arrêt de travail pour procéder à d’autres remises à jour des installations, comme le remplacement des pierres résistantes à la chaleur et à l’effort physique dans le bassin».

De sorte que «cette révision des installations permet de les faire fonctionner jusqu’en 2020, au lieu de 2018, comme cela était prévu sans procéder au remplacement du bassin qui atteindrait à cette date sa durée de vie maximum». Mais, prévient pourtant Claude Cornaz, «la remise à jour ne change pas la situation de base, à savoir que nous allons devoir décider en 2018, au lieu de cette année en cours, si nous voulons procéder aux investissements nécessaires pour remplacer complètement le bassin».

Investissement important

Il y a exactement une année, le directeur de Vetropack précisait dans ces pages «que le bassin de fusion de Saint-Prex devrait pouvoir fonctionner sans problème jusqu’en 2017 ou 2018, selon l’état du matériel réfractaire» et que le groupe «n’aura la visibilité nécessaire sur son état et sur les investissements à consentir qu’en 2016». Un nouveau bassin coûte de 10 à 15 millions de francs et a en général une durée de vie de dix ans.

Concernant les résultats sur les six premiers mois de l’année, les effets négatifs de la production en Suisse ont été compensés par des «coûts inférieurs de l’énergie». Par contre, poursuit Claude Cornaz, le taux de change favorable aux importations de produits fabriqués dans la zone euro «continue de peser sur nos activités en Suisse, toujours très exposées à cette concurrence des bouteilles et des bocaux fabriqués dans les pays voisins».

En plus des problèmes rencontrés ici, le groupe est touché par la crise politique et économique qui se poursuit en Ukraine. Celle-ci freine la consommation et l’achat de récipients en verre. L’introduction d’un impôt sur les alcools a encore empiré la situation.

Au total, la hausse des ventes nettes du groupe de 14,6% à 310,8 millions de francs reflète les nouveaux volumes gagnés en Italie au travers d’une importante acquisition. Le bénéfice net s’envole, lui, de 71,8% à 24,4 millions, le premier semestre 2015 ayant été pénalisé par des pertes de change importantes.

A l’inverse du premier, le deuxième semestre souffrira d’un effet de base négatif et les résultats sont prévus à la baisse. Sur la deuxième moitié de l’année deux autres bassins, l’un en Ukraine et l’autre en Autriche seront révisés, ce qui était cette fois prévu de longue date.

Créé: 31.08.2016, 10h14

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