L’acquisition de Coutts se solde par 120 licenciements

Union bancaire privéeEn juin, la banque évoquait alors une fourchette entre 60 et 110 postes. Mais finalement, 120 personnes perdront leur job.

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Il y a quelques jours, le site le mieux informé de la place financière suisse, Inside Paradeplatz, dévoilait que l’Union bancaire privée (UBP) faisait face à une «hémorragie» d’anciens cadres et conseillers de Coutts International, cette filiale de la Royal Bank of Scotland (RBS) spécialisée dans la gestion de fortune et rachetée au mois de mars 2015. Si la banque genevoise a depuis contesté ces propos, ils auguraient toutefois d’un climat général propice au départ.

Le poids des synergies
Vendredi, Le Temps et Finews ont en effet dévoilé qu’au lieu des 60 à 110 licenciements annoncés au mois de juin, l’UBP va finalement se séparer de 120 personnes. Si la banque confirme être dans «le haut de la fourchette», elle ne l’attribue qu’à un affinage de ses premières estimations et non pas à des difficultés particulières. «En comparaison à d’autres synergies survenues dans la branche ces dernières années, notre ratio [de licenciement] se situe largement dans la moyenne», assure Bernard Schuster, responsable de la communication chez UBP.

Sur les 400 collaborateurs repris lors de l’absorption, une centaine d’autres seront également remerciés. Mais pas immédiatement, puisqu’ils auront pour tâche de gérer la transition entre Coutts et UBP. Et cela jusqu’en 2017. A la fin du processus, seuls quelque 150 salariés devraient finalement réussir à s’en sortir et conserver leur emploi.

A noter que la banque précise que la ville de Zurich sera la plus touchée, vu que c’est là-bas que se trouvent la plupart des doublons informatiques et administratifs survenus suite au rachat de Coutts International.

L’impact de l’intégration
L’UBP confirme également une nouvelle fois que les récents départs et licenciements à venir ne nuisent pas à leur processus d’intégration de la clientèle de Coutts International. Selon Bernard Schuster, «les résultats sont largement dans les attentes visées, puisqu’il dépasse les 70%». Or, au moment du rachat, la banque genevoise prévoyait de récupérer entre 60 à 70% des 30 milliards de francs sous gestion. Les premiers effets de cette intégration se sont d’ailleurs fait sentir sur les derniers résultats semestriels. A la fin du mois de juillet, l’UBP attribuait une partie de la hausse de ses charges (252,6 millions de francs contre 248,4 millions un an plus tôt) à cette reprise de Coutts.

Pour le reste, la banque privée genevoise a vu son bénéfice net fondre de 3%, à 79,5 millions de francs, et cela malgré un afflux net de fonds de 2 milliards, pour un total des avoirs sous gestion atteignant les 93,1 milliards.

Créé: 26.09.2015, 11h34

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