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Alpiq accuse des résultats en nette baisse au 1er trimestre

Le numéro un suisse de l'électricité Alpiq souffre toujours de la chute des prix de l'électricité notamment.

Le groupe énergétique Alpiq signe un premier trimestre 2014 en net repli, mais conforme à ses attentes. Son bénéfice net est tombé à 7 millions de francs, contre 65 millions un an plus tôt.

Au niveau opérationnel, le résultat EBITDA s'est établi à 156 millions de francs, après 229 millions un an auparavant. Et l'excédent EBIT a atteint 94 millions, au lieu de 163 millions. Quant au chiffre d'affaires, il s'est inscrit à 2,11 milliards, contre 2,43 milliards, selon un communiqué diffusé jeudi.

Côté positif, le groupe énergétique a réduit son endettement net, lequel est passé de 3,45 milliards à 1,93 milliard.

La chute du résultat trimestriel est due à la pression sur la production des centrales conventionnelles induite par le recul des prix sur les marchés de gros, explique-t-il. La clémence de l'hiver passé en Europe a aussi pesé, entraînant «moins d«opportunités de commercialisation des capacités flexibles de ses centrales» par rapport au premier trimestre 2013.

Réduction des capacités

La société s'est ainsi vue contrainte de réduire l«utilisation de ses centrales hydroélectriques suisses et de ses centrales à gaz à cycle combiné étrangères. Elle a pu, en revanche, accroître sa production d'électricité des centrales à charbon grâce à une nouvelle unité de production en République tchèque.

En Europe centrale et de l'Est, l'activité «s'est développée de façon stable, conformément aux attentes», note Alpiq.

En Suisse, la firme affirme avoir «consolidé sa position dans le domaine des prestations de services énergétiques» au cours des trois premiers mois de l'année. Elle a décroché de nombreux contrats, dont «un mandat important» pour le nouveau centre de distribution Coop, grâce à son offre élargie de solutions globales dans le domaine de l'efficacité énergétique en ligne à sa nouvelle stratégie.

Cette dernière consiste à transformer le groupe «d'un producteur d«électricité nécessitant d'importants capitaux vers des activités de services énergétiques en proposant des solutions complètes». Dans ce contexte, Alpiq a procédé à deux acquisitions en avril: l'une dans le secteur de la gestion décentralisée de l'énergie en Grande-Bretagne, l'autre dans le secteur des installations électriques et des services de communication dans la région bâloise.

Transformation en route

Ainsi, sa mue «se poursuit activement». «Les mesures de réduction des coûts et leurs effets suivent leur cours comme prévu», poursuit la société. Celle-ci a engagé fin janvier un plan de restructuration, annoncé l'été dernier, après deux exercices d'affilée dans le rouge et un dans le noir en 2013.

Pour mémoire, sur un total de 7845 emplois (à temps plein) à fin décembre, environ 200 passeront à la trappe, dont 170 en Suisse. Alpiq InTec, spécialisée dans les techniques de gestion des bâtiments et du transport, ainsi que Kraftanlangen München, unités comptant à elles deux plus de 6000 salariés, ne sont pas touchées.

A fin mars, l'exploitant comptait 7814 postes, contre 7952 un an plus tôt. Toujours dans le cadre son redimensionnement, il prévoit de nouvelles cessions d'actifs pour plus de 500 millions de francs.

Pour l'heure, l'entreprise prévoit cette année un résultat EBITDA inférieur de 30 à 40% à celui de l'exercice précédent (789 millions en 2013), «en raison du bas niveau des prix sur les marchés de gros».

(ats)

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