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La BCV paie moins d’impôt mais plus de dividendes

La banque a réalisé un exercice historique l’an dernier. Elle divise son action pour la rendre plus accessible au public.

Photo dîllustration (Philippe Maeder)
Photo dîllustration (Philippe Maeder)
Philippe Maeder

La BCV, qui fête cette année ses 175 ans, jubile. Le dernier exercice affiche «les meilleurs résultats depuis la création de la banque», en 1845, relevait jeudi Pascal Kiener, le directeur général. Elle est bel et bien oubliée la période sombre du début des années 2000 marquée par sa recapitalisation massive. Le cadeau se présente sous la forme d’une hausse du dividende de 1 franc par action, à 36 francs.

La Banque Cantonale Vaudoise a enregistré un bénéfice net de 363 millions de francs en 2019, en hausse de 4%. Elle va dès lors distribuer – après le feu vert de l’assemblée générale – 85% de ce montant, soit près de 310 millions. L’État de Vaud, en vertu de sa large majorité, en recevra 207 millions. C’est 5 millions de plus qu’en 2018. Par contre, suite à la réforme fiscale vaudoise des entreprises liée à la RFFA, le groupe BCV versera 26 millions d’impôts cantonaux et communaux pour l’exercice 2019 contre 60 millions pour 2018.

Fort de son succès à la Bourse toutes ces dernières années, la BCV va imiter certaines sociétés qui flambent à Wall Street en divisant par dix ses actions (10 actions pour une actuelle). Un split qui ne change rien à la capitalisation de la banque, mais qui rendra ce titre plus accessible au public. Pascal Kiener a rappelé ainsi que lors de son accession au poste de directeur général en 2003, l’action BCV valait 63 francs, alors qu’aujourd’hui elle se négocie autour de 820 francs. Il a précisé que l’État n’était pas derrière cette proposition du conseil d’administration dans l’idée de diminuer un jour sa part du capital (actuellement 67%).

Sur le plan des affaires, le groupe BCV a enregistré l’an dernier une hausse globale des revenus de son activité bancaire ordinaire de 3% à 1 milliard de francs. Cela malgré la pression continue des taux d’intérêt négatifs. Selon Pascal Kiener, son établissement est moins pénalisé que d’autres grâce à la croissance des volumes d’affaires favorisée par la bonne santé économique du canton. La banque enregistre en outre un important afflux net de nouveaux fonds, 3,8 milliards, dont 1,5 milliard de clients privés et de PME locales et 2,3 milliards de grandes entreprises et institutionnels.

En observant que les comportements sont guidés par les taux négatifs appliqués d’un établissement à l’autre, le directeur général a toutefois une nouvelle fois mis en garde, laissant entendre que la BCV ne pourra pas se montrer éternellement plus favorable que ses concurrents en matière de rémunération des comptes (ou plutôt de non-application d’un taux négatif)...

Au niveau de la «banque des particuliers», on relève que le frein sur les crédits hypothécaires a été un peu relâché puisque la progression est de 4% entre 2018 et 2019 à 8,3 milliards de francs. Après avoir serré la vis entre 2014 et 2017, relève Pascal Kiener, le marché immobilier s’est équilibré et les prix des maisons individuelles sont repartis à la hausse. Même si dans certaines régions (Chablais, Broye, Gros-de-Vaud) il y a une suroffre, les risques sont moindres avec des taux qui devraient rester bas à long terme. Il reconnaît aussi que la BCV a fait, l’an dernier, des offres commerciales un peu plus agressives, mais que les critères d’octroi des hypothèques n’ont pas été relâchés.

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