Bénéfice divisé par trois pour HSBC en Suisse

BanqueEntre 2012 et 2014, la filiale suisse de la banque anglaise a vu son bénéfice s’écrouler de 136 millions de francs à 42 millions.

Les nuages s'amoncellent sur la filiale Suisse de la banque britannique HSBC.

Les nuages s'amoncellent sur la filiale Suisse de la banque britannique HSBC. Image: AFP

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Dans la tourmente depuis sa récente implication dans le dossier SwissLeaks, la banque HSBC a présenté hier des résultats décevants tant d’un point de vue global que purement helvétique avec sa filiale HSBC Private Banking.

Filiale suisse amaigrie
En Suisse, la cure d’amaigrissement entamée par la banque depuis plusieurs années se ressent. Entre 2012 et 2014, l’établissement basé à Genève a vu son bénéfice avant impôts chuter de 136 millions à 42 millions de dollars. La plus importante baisse concerne son département Private Banking, puisqu’il ne réalise plus que 38 millions de bénéfices bruts, contre 133 millions il y a deux ans.

Depuis 2007, la clientèle de la filiale suisse s’est réduite de 70% et les avoirs ont fondu, passant de 118,4 milliards à 68 milliards de dollars en 2014. En termes de masse sous gestion, l’ancienne plus importante banque étrangère de Suisse doit désormais se contenter de la 4e place. Le nombre de collaborateurs s’est réduit de 2556 à 1482 en 2013. «Le grand ménage continue», confiait une source au quotidien Le Temps, un ménage décrit comme brutal. Dans son rapport de lundi, HSBC confirmait «la poursuite du repositionnement de sa filiale suisse».

Perspectives maussades
A l’échelle du groupe, la tendance est tout autant négative. La profitabilité de la banque a chuté, avec un bénéfice net en baisse de 15% à 13,7 milliards de dollars. Le chiffre d’affaires s’est effrité de 5,3% pour atteindre les 61,2 milliards de dollars. Pour justifier ce résultat, la direction de HSBC évoque les nombreuses amendes versées aux autorités de régulation (ou provisionnées dans cette optique) et des réparations dues à certains clients britanniques.

Les marchés ne perçoivent pas d’un bon œil la baisse des objectifs financiers de la banque pour 2015. «Le climat des affaires souffrira d’un large éventail d’incertitudes et de défis, dont la plupart ne dépendent pas de nous», déclarait hier Stuart Gulliver, directeur du groupe. Le titre s’effondrait à Londres de 4,63% à 577,2 pence.

Créé: 23.02.2015, 21h31

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Stuart Gulliver, directeur de HSBC, a-t-il osé le faire? En pleine tempête SwissLeaks, vaste affaire d’évasion fiscale touchant la Suisse, ce dernier a-t-il – comme l’a dévoilé le quotidien britannique The Guardian – osé planquer plusieurs millions dans un compte en Suisse?«Stuart Gulliver détient bien un compte en Suisse (ndlr: par le biais d’une société basée au Panama), confirmait hier HSBC par communiqué. Il l’a ouvert en 1998 lorsqu’il vivait et travaillait à Hongkong, pour recevoir ses primes.»Le patron du groupe anglais s’est toutefois défendu hier de «toutes malversations». «Ce compte a été ouvert au nom d’une société panaméenne pour des raisons de confidentialité et cela n’avait aucun autre but. Il n’a permis aucun avantage fiscal ou de toute autre nature», a assuré la banque.Pour The Guardian, cette révélation pourrait lui coûter cher, puisqu’il risque de rejoindre la liste des journaux jugés hostiles par la banque et perdre ainsi toutes les publicités en provenance de HSBC. O.W. (Image: AFP)

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