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Au Biopôle de Lausanne-Épalinges, les nouvelles constructions se succèdent

Le campus dédié aux sciences de la vie compte désormais 1700 personnes et près de 100 sociétés.

Nasri G. Nahas, directeur général du Biopôle.
Nasri G. Nahas, directeur général du Biopôle.
Patrick Martin

Directeur général du Biopôle et de l’incubateur d’entreprises situé sur le même site, Nasri G. Nahas est aux anges. Le campus dédié aux sciences de la vie, sur les territoires de Lausanne et d’Épalinges, se développe presque comme prévu sur les plans. Plus de 1700 personnes s’activent aujourd’hui sur le site, qui compte des facultés (médecine et biologie), des instituts académiques et de recherche, ainsi qu’une centaine d’entreprises, dont 80% actives dans les sciences de la vie.

À l’heure qu’il est, 45'000 m2 ont été construits. Et le site est loin d’avoir atteint sa taille définitive, puisque plus de 5000 personnes pourraient l’occuper à l'avenir. Le nouveau bâtiment qui remplace la station-service le long de la route de Berne sera livré en juillet. Il offrira quelque 9500 m2 de plancher pour des laboratoires et bureaux modulables. La société Ferring y occupera environ 1000 m2 avec un laboratoire de recherche. Le gros œuvre vient d’être terminé. Et bientôt vont débuter les travaux de construction de l’immense bâtiment qui s’étendra d’est en ouest à proximité d’Aquatis.

Sa particularité: même si son architecture semble former un tout, il est constitué de deux parties, dont l’une à l’ouest, sur la commune d'Épalinges. Biopôle SA – créé en 2004 par le Canton, sans but lucratif – va bientôt annoncer le nom de son investisseur qui doit le bâtir et le livrer en 2022. La seconde partie, située sur les terres de la capitale du canton, est réservée au développement du CHUV. Mais, le crédit de construction n’ayant pas encore été attribué, on ne sait pas encore quand le chantier sera ouvert.

Un carrefour de réseaux

Pour Nasri G. Nahas, les ambitions attachées au Biopôle sont toutefois déjà en train de se réaliser. Son positionnement comme écosystème dans les sciences de la vie est déjà une réalité de tous les jours pour ceux qui y travaillent. Selon lui, ceux-ci ne cherchent pas seulement des mètres carrés pour s’y installer – ils auraient les moyens de le faire n’importe où –, mais un lieu où ils peuvent agrandir leur réseau, participer à des événements (conférences, clubs d’entrepreneurs, workshops, afterworks) et se mettre en contact les uns avec les autres: chefs de service, entrepreneurs, investisseurs, chercheurs ou professeurs. Le directeur du Biopôle confie d’ailleurs qu’une grande partie de son temps est consacrée à cette mission.

Le campus abrite certes un hôte de prestige, le Département d’oncologie fondamentale, qui réunit les groupes de recherche UNIL CHUV et du Ludwig Institute for Cancer Research Lausanne. Toutefois, le directeur général du Biopôle rappelle que les sciences de la vie, ce n’est pas seulement la molécule qui guérit du cancer, mais un ensemble d’activités dans la biotech, la medtech, la pharma ou les technologies numériques, qui s’occupent de la prévention, du monitoring, de la santé numérique, des soins et du traitement des personnes. Nasri G. Nahas relève d’ailleurs que les start-up sont particulièrement attirées par le campus. Le nouvel incubateur Startlab, inauguré il y a moins de deux ans, accueille onze jeunes pousses et il est complet cette année. Alors que les start-up qui vivent sur le campus ont levé l’an dernier près de 136 millions de francs, soit plus de 40% des fonds levés par les nouvelles entreprises vaudoises.

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