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AllemagneBombardier restructure et biffe des postes

La filiale du constructeur ferroviaire veut supprimer un quart de ses effectifs en Allemagne.

Des réductions d'effectifs chez Bombardier sont réparties sur toutes les usines en Allemagne.
Des réductions d'effectifs chez Bombardier sont réparties sur toutes les usines en Allemagne.
Keystone

La filiale allemande de Bombardier a annoncé jeudi vouloir supprimer jusqu'à 2200 postes d'ici 2020. Cette restructuration fait partie d'un plan visant à repositionner l'entreprise en position difficile.

A la suite d'une réunion du conseil de surveillance réunissant représentants de salariés et de la direction, une stratégie a été adoptée qui «pose les jalons pour plus d'efficience et de compétitivité chez Bombardier en Allemagne», a déclaré le président de cette instance, Wolfgang Tölsner, cité dans un communiqué.

Le plan de réorganisation du groupe canadien, également présent dans l'aéronautique, s'accompagne d'investissements sur l'ensemble des sept sites de production du pays, pour un montant pouvant atteindre 70 millions d'euros (75,8 millions de francs) et s'étalant jusqu'en 2019.

Il prévoit également des réductions d'effectifs, réparties sur toutes les usines. Les villes de Görlitz (Saxe) et Hennigsdorf (Brandebourg), toutes deux situées dans la partie orientale du pays, seront les plus touchées.

Pas de licenciements secs

Il n'est pas prévu de recourir à des licenciements secs, précise l'entreprise. Parmi les 2200 personnes susceptibles d'être touchées se trouvent 700 intérimaires. Pour rappel, le 8 juin, le fabricant canadien de matériel ferroviaire annonçait déjà vouloir supprimer, par étapes d'ici à la fin 2018 environ 650 emplois en Suisse, dont près de 500 postes temporaires.

Pourparlers avec Siemens

Fait plutôt rare en pareille circonstance, le ministère allemand de l'Economie a réagi jeudi par la voix de son secrétaire d'Etat Matthias Machnig. Celui-ci a vu dans les annonces de Bombardier «de bons signaux au vu de la situation de départ», mais qui doivent «être concrétisés dans les faits».

L'agence Bloomberg a par ailleurs rapporté, en citant sur des sources proches du dossier, que le conglomérat allemand Siemens et Bombardier sont en pourparlers pour créer deux sociétés communes dans le secteur ferroviaire. L'une serait active dans le matériel roulant, l'autre dans la signalisation.

En Allemagne, Bombardier assemble des engins ferroviaires allant du métro urbain au train à grande vitesse. Plus de la moitié de la production est exportée.

ats

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