«C'est le silence radio depuis les Etats-Unis»

Evasion fiscaleLa Banque cantonale de Zurich n'a plus de nouvelle du Département de justice américain et ne connaît toujours pas le montant de son amende.

Martin Scholl, directeur de la Banque cantonale de Zurich, la 4e plus importante banque de Suisse, «n'a plus de contact avec le Département de Justice américain depuis des mois»

Martin Scholl, directeur de la Banque cantonale de Zurich, la 4e plus importante banque de Suisse, «n'a plus de contact avec le Département de Justice américain depuis des mois» Image: Steffen Schmidt/Keystone

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«C'est le silence radio de la part du DoJ (U.S. Department of Justice), nous n'avons plus de contact avec eux depuis des mois, et nous continuons à coopérer», a dit en fin de matinée vendredi Martin Scholl, le directeur de la Banque cantonale de Zurich (BCZ), lors de la conférence de bilan sur les résultats annuels de l'établissement bancaire, le 4e plus important de Suisse derrière UBS, Credit Suisse et Raiffeisen.

«Nous sommes sous enquête américaine depuis l'automne 2011, et nous en saurons plus quand la porte (du département de Justice américain) sera à nouveau ouverte», a encore précisé le directeur de la BCZ.

«Nous n'avons jamais commenté des quelconques réserves pour payer une amende américaine, et ne le ferons ni maintenant, ni à l'avenir», a-t-il ajouté, pour «protéger nos intérêts, et celui de nos clients, dans certains cas et pour certains produits protégés par le secret bancaire»

1,8 milliard de francs concernés à son pic
En été 2013, la Banque cantonale de Zurich précisait que «moins de 1% de sa masse sous gestion était liée à des clients américains de 2002 à 2010, et que ce montant s'établissait à son pic à près de 1,8 milliard de francs». La BCZ avait aussi précisé que plus de 70% de ces citoyens américains vivaient en Suisse et/ou étaient des citoyens suisses vivant aux Etats-Unis.

Pour rappel, la Banque cantonale de Zurich (BCZ), fait partie de la catégorie 1 des banques suisses en conflit fiscal avec les Etats-Unis, avec 14 autres établissements helvétiques, dont Julius Bär, Pictet et la Banque cantonale de Bâle-Ville. Cette première catégorie se situe en dehors du «programme américain», comprenant la catégorie 2 à 4, avalidées à la fois par les autorités américains et suisses. La Banque cantonale de Genève et la Banque Cantonale Vaudoise font partie de la catégorie 2.

Hausse de la fortune des clients
Concernant la régulation du passé et la stratégie de l'argent propre poursuivie par la BCZ, cette dernière a précisé qu'elle s'est soldée «en 2014 par un reflux de fonds sous gestion de 3,3 milliards de francs, mais aussi par un afflux de 1,5 milliard», a précisé Martin Scholl. A fin 2014, la BCZ gérait une fortune de client à 199,1 milliards de francs (contre 192,1 fin 2013).

Créé: 06.02.2015, 12h47

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