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Christian Boillat: «Les gens vont fêter Pâques, j’y crois»

Après le choc de la chute des ventes et la nécessité d’un chômage partiel, l’artisan-entrepreneur espère la résurrection.

Christian Boillat reste optimiste pour Pâques.
Christian Boillat reste optimiste pour Pâques.
VANESSA CARDOSO

Au premier jour de l’état de nécessité, qui a entraîné la fermeture de tous les commerces «non essentiels à la population», le chocolat n’était pas considéré comme une denrée de première nécessité. À l’approche de Pâques, c’était un méchant coup du lapin. Fort heureusement, l’artisan-confiseur Christian Boillat, qui vend des produits de boulangerie dans ses six magasins du canton, les a laissés ouverts – excepté celui d’Ouchy – tout en fermant les tea-rooms. Si ses affaires ont bien sûr chuté, il est confiant aujourd’hui que «les gens vont fêter Pâques» et qu’il pourra écouler une bonne partie de sa production.

«Au début, c’était un choc, dit-il. Quand nous avons dû fermer les tea-rooms, nous avons tout stoppé dans la production. Mais cette semaine (ndlr: dernière), nous avons recommencé la fabrication.» L’entrepreneur confiseur compte ainsi écouler ses produits de Pâques ces prochains jours, même si cette année cette marchandise représente seulement les deux tiers de celle de l’année dernière.

Fêter à la maison

«Je pense que les gens vont fêter Pâques. J’y crois, même s’il y a moins de réunions de famille et que les enfants ne seront pas avec leurs grands-parents. Mais ils sont là, ils ne peuvent pas partir en vacances avant le week-end pascal, comme beaucoup le font les autres années.»

La maison Boillat, fondée en 1997 à Saint-Prex, où se trouve également son laboratoire, compte désormais six confiseries. Après l’ouverture d’une seconde boutique avec tea-room à Crissier en 2001, elle s’est installée à Lausanne en 2011, puis au centre commercial de Signy, près de Nyon, ainsi qu’à Morges. Et, manque de chance, le 14 février dernier elle ouvrait une sixième enseigne à Lausanne-Ouchy. Situés en zone touristique, le magasin comme le tea-room sont fermés.

«Nous avons dû nous adapter et réduire notre assortiment, car les gens ont modifié leurs habitudes de consommation»

L’entreprise, qui compte pas moins de 120collaborateurs, dont près de 50 à la production, a dû se résoudre à mettre une grande partie de son personnel au chômage partiel. Son patron estime en effet à 80% la perte de chiffre d’affaires en cette période de confinement quasi généralisé. Les premiers jours, la chute a été drastique, relève Christian Boillat. «C’était compliqué. Nous avons dû nous adapter et réduire notre assortiment, car les gens ont modifié leurs habitudes de consommation.» Les activités tea-room et service traiteur – même s’il y a encore des livraisons à domicile pour les produits courants – sont à l’arrêt, alors que les boutiques tournent avec la moitié du personnel habituel.

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