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EntreprisesEconomiesuisse veut des modèles fiscaux inattaquables

Economiesuisse exige «rapidement» une «vaste réforme de la fiscalité des entreprises» en Suisse. La faîtière estime que le maintien du statu quo actuel est quasi suicidaire.

Economiesuisse exige une vaste réforme de la fiscalité des entreprises avant que d'y être obligée par Bruxelles.
Economiesuisse exige une vaste réforme de la fiscalité des entreprises avant que d'y être obligée par Bruxelles.
Keystone

Eviter «une escalade» des pressions venues de l'étranger et «préserver l'attractivité de la place économique suisse». Tel est l'objectif d'Economiesuisse, qui exige sans tarder une vaste réforme de la fiscalité des entreprises. Le statu quo «nous coûterait cher», estime l'organisation faîtière.

La Suisse «doit agir rapidement et de manière politiquement déterminée en fixant une feuille de route contraignante». Le but est de mettre en place «des modèles fiscaux non attaquables à l'échelle internationale» et de baisser les taux d'imposition, indique ce lundi economiesuisse.

Statu quo suicidaire

Le maintien du statu quo «conduirait inévitablement à la suppression des régimes fiscaux spéciaux des cantons». Cela provoquerait «un exode d'entreprises et un transfert progressif d'activités centrales des entreprises vers des sites concurrents étrangers», selon l'étude présentée lundi par l'organisation faîtière.

Pour economiesuisse, le statu quo provoquerait une baisse des recettes fiscales de 3,7 milliards de francs. Avec les réformes proposées par l'organisation, le recul serait au pire de 3 milliards, voire nul grâce à de nouvelles recettes fiscales.

Chouchouter les multinationales

Economiesuisse propose pour les cantons et la Confédération une réduction du taux d'imposition des bénéfices et des réglementations spéciales pour les multinationales. Il ne s'agit en aucun cas de limiter la concurrence fiscale intercantonale: ce n'est «ni nécessaire, ni souhaitable», souligne l'organisation.

La Confédération devrait aussi soutenir les réformes fiscales cantonales en augmentant la part des cantons à l'impôt fédéral direct. Il s'agirait également de procéder à des ajustements dans le cadre de la péréquation financière fédérale.

ats

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