Le foot business, ça peut aussi rapporter

Gros sousInvestir dans le foot n’est pas forcément une opération à perte. Certains clubs cotés en bourse tiennent la route. Surtout avec un stade en portefeuille…

La stade Parken est un bienfait pour les finances du FC Copenhague.

La stade Parken est un bienfait pour les finances du FC Copenhague. Image: AFP

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En Suisse, mais pas seulement, la liste est longue des clubs qui ont plongé pour des raisons financières. Pourtant, le foot n’est pas rédhibitoire. La glorieuse incertitude du sport interdit ni de coter un club ni d’investir dans son capital.

Exemple illustre: avant son retrait de la bourse, le rendement annuel du titre de Manchester United atteignait 33%, constate L’Agefi. Le quotidien économique cite deux économistes hollandais qui apportent un peu de sel académique.

«A l’inverse des sociétés industrielles et commerciales qui rendent public leurs résultats opérationnels tous les trimestres, ce qui peut avoir une influence immédiate sur leur performance de cours, la valorisation des clubs de football dépend dans une large mesure d’informations hebdomadaires, à savoir leurs résultats sportifs»

Impact établi

Un autre spécialiste, cette fois de la Sorbonne, a plusieurs recherches derrière lui. Il conclut qu’une victoire rapporte en moyenne 1% en bourse. Et qu’une défaite coûte 1,4%.

«Plus surprenant, note-t-il, un match nul coûte 0,6%. Le 10e match sans défaite provoque quant à lui un rendement anormal moyen cumulé de 4,72% sur 10 jours.»

Construit sur le modèle d’un groupe commercial, le club de Copenhague est un cas d’école, constate L’Agefi. Depuis son entrée en bourse en 1997, son action a pris 450%. Le club a développé une structure immobilière, explique le quotidien.

Source de recettes et valeur de placement, cette structure comprend le stade lui-même, que possède le club, un fitness et une billetterie en ligne.

Par contre, le FC Copenhague aurait trop investi sur les joueurs et pas assez sur les infrastructures. Ce qui a ajouté à l’instabilité de ses résultats boursiers.

A Lyon aussi

L’infrastructure est aussi au centre des développements actuels à l’Olympique Lyonnais. Seul club français en bourse, son titre s’est ratatiné avec les retards pris dans la construction de son stade.

Mais l’Euro 2016 se déroulera en France. Et le constructeur du stade a décidé d’investir dans la société qui le gèrera, largement en mains du club lui-même. En clair, le foot peut payer. Les stades de foot surtout.

Créé: 10.10.2012, 14h16

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