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FinanceHSBC hésite à conserver son siège au Royaume-Uni

La banque britanique HSBC se demande si elle va maintenir son siège au Royaume-Uni, où la régulation du secteur devient plus stricte.

Le Siège de HSBC, à Londres.
Le Siège de HSBC, à Londres.
ARCHIVES, AFP

HSBC envisage un déménagement hors du Royaume-Uni pour échapper à des régulations de plus en plus strictes. Une annonce choc à moins de deux semaines des élections britanniques.

«Dans le cadre d'une revue stratégique plus large, le conseil d'administration a demandé à la direction de commencer à travailler pour savoir quel est le meilleur endroit pour le siège de HSBC dans ce nouvel environnement», a déclaré le président d'HSBC Douglas Flint lors de l'assemblée générale des actionnaires.

Le Royaume-Uni a pris des mesures pour encadrer plus strictement le secteur bancaire à la suite de la crise financière. Les banques vont notamment être contraintes de séparer strictement leurs activités de banque de détail et d'investissement.

Le gouvernement du Premier ministre conservateur David Cameron a aussi régulièrement augmenté les taxes sur les banques pour renflouer les caisses de l'Etat. A moins de deux semaines d'élections qui s'annoncent très serrées, les principaux partis politiques prévoient de maintenir ou d'alourdir encore ces taxes.

Référendum sur l'Europe

«La question est complexe et il est trop tôt pour dire combien de temps cela prendra ou quelle sera la conclusion mais le travail est en cours», ajoute dans son discours le président d'HSBC. Il évoque également le risque d'une sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, alors que David Cameron a promis un référendum sur ce sujet s'il est réélu.

La première banque britannique a son siège à Londres mais possède aussi d'importantes activités à Hong Kong, d'où elle est originaire. La Hong Kong Monetary Authority (HKMA), qui sert de banque centrale au territoire, a aussitôt fait savoir qu'elle verrait d'un bon oeil un retour du siège de la banque.

Action en verve

La nouvelle d'un possible déménagement a été saluée par les investisseurs à la Bourse de Londres, où l'action HSBC bondissait de 2,92% à 13h15 (heure suisse). Déménager serait «la bonne chose à faire», estime Chirantan Barua, analyste chez Sanford C. Bernstein. «Le coût de ce changement ne devrait pas excéder 1,5 milliard de dollars vu qu'ils sont déjà installés à Hong Kong».

L'établissement avait déménagé son siège à Londres en 1993, quatre ans avant la rétrocession de Hong Kong à la Chine et est aujourd'hui est implanté dans 73 pays à travers le monde. Sa filiale suisse a récemment été accusée d'avoir encouragé l'évasion fiscale à grande échelle, dans l'opération des «SwissLeaks».

«Le passé récent a été très difficile pour HSBC», a reconnu Douglas Flint, qui avait été convoqué devant des parlementaires britanniques fin février pour s'expliquer sur les pratiques de l'établissement. Il a renouvelé vendredi ses excuses devant les actionnaires «pour les contrôles inadaptés qui ont permis des comportements inacceptables d'avoir lieu sans être détectés».

AFP

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