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Implenia accroît nettement ses résultats

Le numéro un suisse de la construction a dégagé un bénéfice net de 21,2 millions de francs, en hausse de 27,7% sur un an. Son chiffre d'affaires a progressé de 15,5% à 1,41 milliard.

Anton Affentranger, patron d'Implenia.
Anton Affentranger, patron d'Implenia.
Keystone

Tirant profit d'une conjoncture intacte, Implenia signe un robuste premier semestre 2013.

Qualifié de convainquant par le patron d'Implenia Anton Affentranger devant la presse réunie sur le chantier du nouveau bâtiment destiné aux éléphants du Zoo de Zurich, le résultat opérationnel a crû de 5% à 30,09 millions de francs. A l'exception de la division Tunnelling & Engineering, toutes les unités de groupe ont contribué à la performance.

L'entreprise établie à Zurich est ainsi parvenue à se maintenir au niveau du résultat, déjà très bon, de l'exercice précédent. Et cela en dépit de conditions météorologiques défavorables, avec un long hiver et un printemps pluvieux, a noté Anton Affentranger.

Le bond du bénéfice du groupe né en 2006 de la fusion du genevois Zschokke et du bâlois Batigroup reflète toutefois la nette amélioration du résultat financier. Ayant renégocié des crédits, Implenia a pu bénéficier de coûts de financement moins élevés.

Envol de l'action

Le résultat opérationnel avant intérêts et impôts (EBIT) des cinq divisions s'est quant à lui hissé à 26,7 millions de francs, en léger repli de 0,4%. La performance semestrielle du groupe à la marguerite a largement dépassé les attentes des analystes.

Interrogés par l'agence AWP, ces derniers tablaient en moyenne sur un chiffre d'affaires de 1,25 milliard de francs, un EBIT de 23 millions et un bénéfice net de 11,2 millions. Les investisseurs ont goûté les résultats, l'action Implenia s'envolant vers 14h30 à la Bourse suisse de près de 7% à 55,05 francs, dans un marché élargi Swiss Performance Index (SPI) en repli de 0,44%.

La division Buildings, de loin la plus importante du groupe, a connu une évolution particulièrement favorable. Active dans la planification et la construction de bâtiments complexes, elle a vu son chiffre d'affaires s'étoffer de 22% à 806,4 millions de francs. L'EBIT a lui bondi de plus de moitié à 10,4 millions.

Implenia a notamment mené à terme plusieurs projets de développement immobilier que le groupe a revendu à des investisseurs, comme par exemple à Winterthour (ZH). L'unité Modernisation, active notamment dans les rénovations, s'est quant à elle approchée du seuil de rentabilité, la perte EBIT se réduisant de 63,1% à 0,6 millions.

Succès en Norvège

Les affaires ont en revanche évolué plus favorablement en Norvège, la division Norge n'étant pas loin d'avoir doublé son chiffre d'affaires ( 89,3%) à 159,81 millions de francs en gagnant plusieurs contrats. L'unité scandinave a ainsi renoué avec les chiffres noirs, l'EBIT se fixant à 4,68 millions, contre une perte de 0,92 million à fin juin 2012.

La performance de la division Tunnelling & Civil Engineering, laquelle a notamment souffert, comme attendu, de la baisse des volumes de construction pour les nouvelles liaisons ferroviaires à travers les Alpes (NLFA). Le chiffre d'affaires s'est contracté de 12,8% à 129,42 millions.

L'EBIT a pour sa part plongé de près des trois quarts (-73,5%) à 4,94 millions. La chute reflète aussi les pertes liées à des retards pris dans la construction d'un tunnel d'amenée d'eau à Muharraq, à Bahrein. A l'issue de ce projet, Implenia n'engagera plus de capacités supplémentaires au Moyen-Orient, a dit Anton Affentranger.

Le groupe zurichois a aussi poursuivi ses investissements en vue de gagner de nouveaux contrats. Si Implenia a subi un revers dans le projet de ligne de métro «Green Line» au Qatar, le numéro un suisse de la construction place ses espoirs dans ceux des tunnels ferroviaires Lyon-Turin et de Semmering, en Autriche.

Optimisme de mise

Voyant tout de même la lumière au bout du tunnel, Anton Affentranger a noté qu'Implenia a décroché une commande pour la construction d'un micro-tunnel à Hambourg. A fin juin, le carnet de commandes s'élevait à 3,24 milliards de francs, en léger retrait en comparaison annuelle (-1,3%).

Forte de ce niveau jugé élevé, l'entreprise a «bon espoir de dépasser le résultat record» de l'an passé et s'affirme «sur la bonne voie pour atteindre l'objectif EBIT visé à moyen terme de 140 à 150 millions de francs».

(ats)

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