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Implenia a vu son bénéfice reculer de près de 30%

Le groupe zurichois, numéro un suisse de la construction, a affiché des résultats en net repli en 2015.

Anton Affentranger, le CEO d'Implenia.
Anton Affentranger, le CEO d'Implenia.
Keystone

Implenia a affiché des résultats en net repli l'an dernier, malgré une amélioration de ses ventes. Le bénéfice du groupe zurichois, numéro un suisse de la construction, a reculé de 28,7% à 52 millions de francs. Il a notamment été affecté par le rachat de la société allemande Bilfinger Construction.

Le chiffre d'affaires consolidé est en revanche ressorti en hausse de 12,6% par rapport à 2014 à 3,28 milliards de francs, a indiqué mardi Implenia, qui fête cette année son dixième anniversaire. Sur ce montant, une part de 487,9 millions est imputable à l'acquisition de Bilfinger Construction.

Commandes record

Au niveau opérationnel, le résultat avant intérêts et impôts (EBIT) a faibli de 26,3% à 79,9 millions de francs. Hors effet Bilfinger, il est toutefois comparable à l'année précédente, à 102,6 millions ( 1,4%). L'excédent brut d'exploitation (EBITDA) a quant à lui progressé de 6,7% à 161,3 millions, ce qui représente un record.

Autre record: le carnet de commandes atteignait 5,13 milliards au 31 décembre 2015 (71%). Un résultat dont s'est particulièrement réjoui le directeur général Anton Affentranger, devant les médias à Zurich: «C'est une performance sensationnelle, dont nous sommes fiers. D'autant plus qu'elle provient de presque toutes nos divisions».

Rachat très positif

Le patron s'est aussi montré satisfait du rachat de Bilfinger, le 2 mars, pour 145 millions de francs. Il a parlé d'une intégration rapide et réussie. «L'opération nous apporte un renforcement substantiel de notre position sur le marché européen, un accroissement de nos compétences techniques et des nouvelles synergies».

Implenia a pu financer cette acquisition ainsi que l'ensemble de ses autres investissements à partir de l'exploitation courante, a précisé le directeur financier Beat Fellmann. Cela grâce à une forte augmentation du flux de trésorerie opérationnel.

Dans le détail des quatre divisions de l'entreprise, celle du «Development» (développement de projets immobiliers en Suisse) a réalisé un nouveau résultat record avec un EBIT de 36,3 millions de francs ( 1,7%). La division «Suisse» a enregistré un volume comparable à celui de 2014, avec 38,8 millions, contre 38,4. Les résultats ont été meilleurs en Suisse romande qu'outre-Sarine.

La division «Infrastructure» (tunnels, génie civil et grands projets en Suisse et à l'étranger) a progressé de 34,4% avec un EBIT de 17,5 millions, grâce en partie à l'intégration de Bilfinger. La division «International» s'est en revanche tassée, passant de 16,3 à 15,2 millions (-7%). Elle comprend les activités du groupe en Allemagne, Autriche, Norvège et Suède ainsi que les gravières à l'étranger.

Optimisme de mise

Grâce à des perspectives de marché intactes, Implenia dit aborder l'exercice 2016 avec optimisme. Avec des carnets de commandes bien remplis et de bonne qualité, le groupe confirme son objectif d'un résultat EBIT compris entre 140 et 150 millions de francs pour la période 2016-2017.

S'agissant du résultat net attendu pour l'exercice en cours, Implenia ne fait pas prévision, comme de coutume. «Mais nous pensons faire mieux qu'en 2015», s'est borné à répondre Anton Affentranger. Comme cadeau pour les dix ans, l'entreprise versera un dividende exceptionnel de 1,90 franc par action, contre 1,80 lors de l'exercice précédent.

Changements au conseil d'administration

Le conseil d'administration connaîtra plusieurs changements lors de l'assemblée générale du 22 mars, après la démission le 3 février du président Hubert Achermann et le départ de deux autres membres, qui ne se représentent pas. Le conseil proposera à l'assemblée d'élire quatre nouvelles personnes, dont Hans-Ulrich Meister, ancien membre de la direction de Credit Suisse, comme nouveau président.

La démission avec effet immédiat de M. Achermann, qui a invoqué des raisons personnelles, a été précédée d'une période tumultueuse à la tête de l'entreprise. Suite à des rumeurs de lutte intestine évoquées par la presse, Anton Affentranger a admis dimanche passé dans un entretien qu'il y a eu des «turbulences» entre lui et le président et qu'ils ne s'entendaient pas.

(ats)

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