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L’intelligence collective, une piste pour les entreprises

Patrons et milieux de l’économie s’initient aux nouveaux savoirs qui conduisent à l’innovation

Forum d'entreprises, à l'aube de l'intelligence artificielle.
Forum d'entreprises, à l'aube de l'intelligence artificielle.
TAMEDIA

«L’intelligence collective monte en puissance.» Karl Marx y avait pensé. Patrons et milieux économiques vaudois ont osé! Réunis vendredi au Métropole à Lausanne pour le 27e Forum de l’économie vaudoise, ils étaient plusieurs centaines à avoir inscrit ce sujet à leur agenda comme piste de réflexion innovante pour leur entreprise ou leur organisation. Et le moins qu’on puisse dire est que les orateurs ont bousculé avec brio les idées reçues.

Première à entrer en scène: Aude Pugin, présidente de la CVCI, qui organisait ce forum avec le Canton et les organisations faîtières. Exposant les nombreuses collaborations de son entreprise Apco Technologies avec ses grands clients internationaux et sous-traitants locaux, elle a insisté sur leur importance pour le développement de la société dans les domaines spatial et nucléaire. Un proverbe africain résume son idée: «Si tu veux aller vite, marche seul. Si tu veux aller loin, marche ensemble.»

Le cas de la baie des Cochons

Encore s’agit-il de ne pas foncer dans le mur, a observé un conférencier! Professeur à l’EPFL, Pierre Dillenbourg estime que la question fondamentale de l’intelligence collective est de savoir si le tout est supérieur à la somme des intelligences individuelles. À l’image de la démocratie. Une interrogation assez déroutante, consent-il, venant du représentant d’une haute école qui valorise les talents et la performance individuelle. Il a donné l’exemple de la baie des Cochons, à Cuba, qui a vu la dream team formée par le président Kennedy échouer lamentablement face à une «bande» de guérilléros emmenée par Fidel Castro. Le problème est que toutes les têtes pensantes formant son équipe étaient issues des plus grandes universités américaines avec des profils très semblables. Se référant à Piaget, Pierre Dillenbourg pense que c’est la différence de niveaux entre individus et même les conflits nés de ces différences qui font le succès d’un collectif: «Le conflit cognitif, ça marche!» Mais ce n’est pas tout: pour atteindre le nirvana des nouveaux savoirs, il faut des compétences collaboratives dans un groupe et savoir jouer avec l’élastique des nouvelles technologies.

On laissera le mot de la fin à Émile Servan-Schreiber, docteur en psychologie cognitive, auteur de l’ouvrage «Supercollectif. La nouvelle puissance de l’intelligence collective»: «Le nombre fait la force. Mais il faut l’organiser. L’enjeu du siècle est de connecter les multiples intelligences.» L’entrepreneur et écrivain a soulevé un émoi admiratif lorsqu’il a fait l’analyse que le Q.I. d’un groupe dépend surtout de la présence des femmes, dont l’intelligence émotionnelle et la sensibilité sociale sont supérieures à celles des hommes.

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