Passée par l’EPFL, Biocartis vaut un demi-milliard

Première cotationLa PME belge de diagnostic a vu ses actions s’envoler lors de son premier jour de cotation, à Bruxelles

vue du Rolex learning center de l'EPFL.

vue du Rolex learning center de l'EPFL. Image: DR

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur?

C’est fait, elle flotte. La PME de diagnostics moléculaires passée par l’EPFL a vu ses actions s’apprécier de 13% lundi, lors de sa première journée de cotation sur la Bourse de Bruxelles. En fin de journée, la valeur de cette société créée en 2007 atteignait même 535 millions d’euros (556 millions de francs).

Cette entrée en Bourse avait donné lieu à un appel à souscription – les candidatures ont été cinq fois plus nombreuses que les titres offerts – qui a permis à Biocartis d’obtenir 100 millions d’euros de fonds. Ceux-ci s’ajoutent aux 220 millions amenés ces dernières années de multinationales comme Johnson & Johnson, Philips ou BioMérieux; mais aussi du lausannois Debiopharm, qui détient plus de 10% des parts.

Ces liens avec la Suisse s’expliquent par le passage de Rudi Pauwels, le fondateur de Biocartis, sur le campus d’Ecublens, afin de finaliser son projet deux ans après sa création. Les attaches avec le Plat Pays – et le soutien du gouvernement belge – ont ensuite décidé du retour à Malines, près d’Anvers, où Biocartis emploie 200 personnes. «C’est l’entreprise où nous avons le plus investi – entrés en 2010, nous étions alors le premier actionnaire – et nous avons vraiment essayé de la retenir en Suisse», témoigne Thierry Mauvernay, administrateur-délégué de Debiopharm. Ce dernier précise que la mise a «dépassé le haut de fourchette» de 2 à 20 millions de francs que son groupe apporte en général dans une société de diagnostic.

Les machines développées par Biocartis permettent de réaliser des analyses – par exemple sanguines – automatisées et plus rapides que l’envoi en laboratoire. «La taille et la vitesse de ces appareils laissent penser qu’ils seront présents dans la majorité des cabinets médicaux», explique l’administrateur-délégué de Debiopharm.

«L’avenir de la médecine personnalisée passe par une meilleure définition du traitement et un dosage plus précis», explique Thierry Mauvernay. Actuellement, les plus importants fabricants de ces équipements sont Cepheid – une société américaine valant 4 milliards – et BioFire, entité rachetée par BioMérieux pour un demi-milliard.

(24 heures)

Créé: 28.04.2015, 07h23

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.