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Le président de Roche exclut des acquisitions d'envergure

Roche exclut, en l'état, une acquisition d'envergure, mais est ouvert à de petits rachats, selon le président du géant bâlois Christoph Franz. Il estime aussi justifié le prix versé pour de la dernière acquisition du groupe, l'américain InterMune.

Christoph Franz, président du géant pharmaceutique bâlois Roche.
Christoph Franz, président du géant pharmaceutique bâlois Roche.
Keystone

«Nous ne prévoyons toujours pas d'important rachat. Nous avons un pipeline très innovant en recherche et développement tant dans le domaine de la pharmacie que des diagnostics», a déclaré Christoph Franz, président du géant pharmaceutique bâlois Roche, dans une interview à la Frankfurter Allgemeine Zeitung publiée ce jeudi 4 septembre.

Le groupe rhénan ne prévoit pas de reprise de plus de 10 milliards de francs. Il est en revanche à l'affût de partenariats et de plus petites acquisitions.

«Mais bien sûr nous ne trouvons pas toutes les meilleures idées par nous-mêmes. C'est pourquoi nous regardons toujours le paysage des entreprises innovantes en vue d'une coopération, de partenariats ciblés et également d'acquisitions. Il s'agit d'une approche fondamentalement différente par rapport aux grosses opérations de rachats de plus de 10 milliards», a-t-il dit.

Prix justifié

Roche a annoncé fin août l'acquisition de la société américaine de biotechnologies InterMune pour 8,3 milliards de dollars (environ 7,5 milliards de francs), marquant ainsi une nouvelle étape dans la consolidation du secteur.

A ce sujet, dans un autre entretien, accordé à la Basler Zeitung, Christoph Franz a relativisé ce montant. Cette opération ne limite pas les capacités d'action du groupe pour d'éventuelles autres opportunités, selon l'ancien directeur général de Lufthansa et de Swiss.

«Notre capacité à lever du capital étranger ou à puiser dans nos propres liquidités demeure inchangée», estime-t-il. Roche propose de racheter toutes les actions InterMune en circulation au prix de 74 dollars par titre. L'offre amicale d'achat court jusqu'au 24 septembre.

Toujours dans cet entretien au quotidien bâlois, Christoph Franz n'a pas écarté l'éventualité que Roche rachète la participation de près de 40% du laboratoire japonais Chugai Pharmaceutical qu'il ne détient pas encore. «Au cours de ma carrière j'ai appris qu'il n'était pas raisonnable d'exclure certaines choses pour l'éternité.»

Démission d'un administrateur

Par ailleurs, Roche a annoncé jeudi le départ d'Arthur Levinson de son conseil d'administration. L'Américain, qui siégeait dans l'organe de surveillance depuis 2010, s'en va pour «éviter tout conflit d'intérêts lié à sa position de CEO de Calico», société biotechnologique financée par Google et spécialisée dans les maladies liées à l'âge, selon le communiqué.

Arthur Levinson est entré en 1980 chez Genentech, société aux mains de Roche, en tant que chercheur, avant de gravir les échelons et d'en assurer la direction de 1995 à 2009. Il a pris la tête de Calico en 2013. Le démissionnaire est aussi président du conseil d'administration du géant informatique Apple.

(ats)

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