La presse américaine juge que le Credit Suisse s'en sort bien

Revue de presseLes autorités américaines ont dévoilé l'accord avec le Credit Suisse après la clôture de Wall Street, pour éviter un choc parmi les titres bancaires. La presse anglo-saxonne estime que la banque s'en tire à bon compte.

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Le Department of Justice (DoJ) a pu crier victoire et son chef Eric Holder peut désormais s'opposer aux critiques qui déploraient le manque de poursuites contre des géants bancaires, le fameux «Too big to jail» (tros gros pour la prison).

De son côté, Credit Suisse sauve sa licence bancaire et ne s'attend à aucun impact matériel sur ses capacités opérationnelles.

Comme le révèle la presse américaine, il s'agit d'un immense succès pour la justice américaine.

Selon le «New York Times», c'est la première fois qu'une banque plaide coupable depuis deux décennies et c'est un signe pour les autres établissements bancaires. Désormais ils ne sont plus à l'abri de poursuites pénales. Et c'est un changement dans la tactique des procureurs.

Mais pour le quotidien new-yorkais, les conséquences pour la grande banque suisse seront limitées. Elle risque de perdre des clients mais mis à part le montant colossal de l'amende, elle peut continuer ses activités. Elle a bénéficié d'une certaine mansuétude des autorités américaines qui n'ont pas cherché à la mettre à mort ce qui aurait déstabilisé toute l'économie.

USA Today rappelle qu'il fallait éviter une répétition du cas de la banque Drexel Burnham Lambert en 1990 ou du cabinet Arthur Andersen en 2002. La première, une banque qui avait pignon sur rue à Wall Street, avait fait faillite après avoir plaidé coupable et le second avait sombré après avoir été reconnu coupable d'obstruction à la justice.

Selon le magazine «Forbes», le DOJ a eu ce qu'il voulait: une reconnaissance de culpabilité. Le fait que les autorités américaines n'aient pas exigé le départ du directeur général étonne le magazine. «Ce qui ne manquera pas de surprendre alors que d'autres ont dû prendre la porte pour des motifs nettement moins graves. Songez à Oswald Grübel chez UBS.»

Le «Financial Times» se contente de rapporter les faits mais rappelle que certains clients, comme des fonds de pension aux Etats-Unis, ne sont pas autorisés à faire des affaires avec des personnes ou des entités condamnées, ce qui pourrait les pousser à réduire leur exposition avec Credit Suisse dans un proche avenir.

Créé: 20.05.2014, 08h55

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