Depuis sa prison, Carlos Ghosn quitte Renault

DémissionLe patron a fini par renoncer à ses fonctions. Thierry Bolloré (CEO) et Jean-Dominique Senard (président) lui succèdent.

Carlos Ghosn, toujours derrière les barreaux, a fini par renoncer à ses fonctions de PDG de Renault.

Carlos Ghosn, toujours derrière les barreaux, a fini par renoncer à ses fonctions de PDG de Renault. Image: Yuya Shino/Reuters

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Malgré ses demandes répétées de bénéficier d’une libération provisoire, Carlos Ghosn dort toujours derrière les barreaux d’une prison japonaise. Après avoir résisté pendant plusieurs semaines, l’ex-puissant PDG de l’alliance Renault-Nissan-Mitsubishi a fini, dans la nuit de mercredi à jeudi, par renoncer à ses fonctions de PDG de Renault.

Ses remplaçants ont été nommés dans la foulée de ce retrait. Jeudi, Jean-Dominique Senard, un temps pressenti pour diriger le Medef, a ainsi pris la présidence du conseil d’administration de Renault. Quant à Thierry Bolloré, propulsé depuis le 20 novembre à la direction par intérim, son poste a été officialisé.

Cette double nomination devrait apaiser les tensions apparues ces dernières semaines entre les deux constructeurs. «Il est important aujourd’hui de retrouver une forme de sérénité après les événements particulièrement extraordinaires que nous venons de vivre», confirmait Jean-Dominique Senard à la sortie d’une séance où le conseil d’administration lui a confié la présidence de Renault.

Nissan a naturellement «salué» l’arrivée de ce nouveau tandem aux commandes de son partenaire français. Son patron, Hiroto Saikawa, a dit espérer «une meilleure communication» après plusieurs semaines difficiles. «Nous sommes ravis de pouvoir ouvrir un nouveau chapitre dans notre partenariat historique», a déclaré le dirigeant japonais, disant vouloir «accélérer» les activités de l’alliance qui ont profité aux deux compagnies au cours des vingt dernières années.

Mais sous quelle forme? Sur ce point, les spéculations sont nombreuses, à l’exemple de celles véhiculées dans la presse japonaise et parlant d’une fusion entre les deux constructeurs. Pour mémoire, Renault détient 43% de Nissan, qui lui-même possède 15% de Renault (mais sans droit de vote) et 34% de Mitsubishi.

Tout en rejetant cette hypothèse, Hiroto Saikawa n’a toutefois pas voulu discuter des scénarios possibles. «Il n’est pas temps de discuter de la forme future, mais, au quotidien, de maintenir et renforcer les synergies, avec une confiance et un respect mutuels», s’est-il contenté de déclarer.

Créé: 24.01.2019, 22h34

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